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21/12/2016 07:58 EST | Actualisé 22/12/2017 00:12 EST

Jeunes migrants : Paris veut un "dialogue renforcé" avec Londres

Le ministre de l'Intérieur français Bruno Le Roux a souhaité mercredi un "dialogue renforcé" avec Londres pour trouver une solution concernant les migrants mineurs présents en France et qui veulent rejoindre un membre de leur famille en Grande-Bretagne.

Environ 1.950 jeunes migrants ont été pris en charge après le démantèlement fin octobre du gigantesque campement de migrants à Calais, dans le nord de la France. Ils ont été relogés dans des centres d'accueil en France, en attendant que leur demande soit examinée par les autorités britanniques.

Des inquiétudes sont apparues ces derniers jours, après des articles dans la presse britannique notamment, s'alarmant d'une possible fermeture des portes de la Grande-Bretagne.

A l'heure actuelle, 866 mineurs ont pu rejoindre ce pays, "dont 468 (...) depuis l'évacuation de Calais", selon Bruno Le Roux.

"Il reste aujourd'hui 1.200 mineurs (...) Il y a des manifestations de désarroi, il y a aussi des manifestations de désespoir, mais notre objectif, pour chacun de ces jeunes, est que tous les droits lui soient ouverts", a assuré le ministre.

"Le dialogue avec le Royaume-Uni doit être renforcé, il y a des situations individuelles qu'il faut régler et qui ne sont pas compréhensibles pour des jeunes qui ont été séparés, notamment d'une partie de leur famille", a-t-il ajouté.

Londres s'est engagé à accueillir tous les mineurs isolés ayant de la famille en Grande-Bretagne et à "étudier" les dossiers de ceux "dont l'intérêt supérieur serait de rejoindre ce pays".

Mais le gouvernement britannique a resserré ses critères mi-novembre : Il fallait avoir 12 ans ou moins, ou être exposé à un risque élevé d'exploitation sexuelle, ou bien avoir 15 ans ou moins pour les Syriens ou Soudanais.

L'ONG Human Rights Watch a demandé mercredi à Londres d'élargir ces critères. "En l'absence d'espoir véritable que leur statut sera résolu prochainement, il existe un risque réel que certains de ces enfants quittent les centres pour tenter de rejoindre le Royaume-Uni, risquant de se retrouver sans abri ou d'être victime d'exploitation et de violence", avertit, dans un communiqué, Juliane Kippenberg, directrice adjointe de la division Droits de l'enfant de HRW.

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