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21/12/2016 03:14 EST

Le Québec parmi les provinces canadiennes qui risquent le plus pendant une présidence Trump

«Si l'on se base sur l'intensité des importations, l'Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard risquent d'être les plus négativement impactées par des mesures protectionnistes américaines.»

Les positions protectionnistes de Donald Trump pourraient être problématiques pour les Canadiens. Mais certaines provinces ont plus à perdre que d'autres, selon un nouveau rapport de la Banque TD.

«Si l'on se base sur l'intensité des importations, l'Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard risquent d'être les plus négativement impactés par des mesures protectionnistes américaines», écrivent les économistes Beata Caranci, Michael Dolega et Dina Ignjatovic.

Ce graphique montre la contribution de chaque province aux exportations dans les secteurs forestier, automobile et des biens de consommation.

Bien que l'Alberta soit la province qui dépend le plus des exportations aux États-Unis, la promesse de Trump d'approuver le projet d'oléoduc Keystone XL protège quelque peu la province productrice de pétrole. Ce sont celles qui exportent massivement dans d'autres secteurs (voir le tableau ci-dessus) qui ont le plus à craindre.

«On a entendu beaucoup de rhétorique protectionniste au cours de la campagne et ces mesures pourraient nuire aux régions manufacturières et exportatrices du Canada si elles étaient mises en place», peut-on lire dans le rapport.

«Bien que les remarques n'étaient pas dirigées envers le Canada, toute renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) aurait un impact sur le plus important marché pour les exportations des provinces.»

Après l'élection américaine, le gouvernement Trudeau a affirmé qu'il était disposé à rouvrir les négociations sur l'ALÉNA.

Le Canada et les États-Unis se retrouvent au coeur d'un conflit sur le bois d'oeuvre depuis cet été. Une précédente entente sur les exportations de bois d'oeuvre est venue à échéance l'an dernier.

Le Département du Commerce des États-Unis a récemment annoncé qu'il avait ouvert une enquête pour déterminer si les exportateurs canadiens avaient usé de pratiques commerciales déloyales dans le secteur du bois d'oeuvre.

L'industrie américaine du bois d'oeuvre, qui a réclamé l'enquête, affirme que les gouvernements provinciaux canadiens vendent leur produit à des compagnies forestières américaines à des prix inférieurs à la valeur du marché. Les autorités canadiennes ont toujours nié cette affirmation.

Le rapport de la Banque TD, qui estime que les provinces de la Colombie-Britannique et du Québec sont les plus affectées par le conflit du bois d'oeuvre, a qualifié cette dispute de «premier test de l'administration Trump en ce qui a trait au commerce avec le Canada».

Cet article initialement publié sur le Huffington Post Canada a été traduit de l'anglais.