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19/12/2016 02:25 EST | Actualisé 20/12/2017 00:12 EST

Les évacuations des derniers civils et rebelles ont repris à Alep

BEYROUTH — Une trêve fragile était de nouveau en vigueur lundi en Syrie, ce qui a permis la reprise des évacuations des derniers civils et rebelles toujours coincés à Alep, dans le nord du pays.

Des autocars et des ambulances ont aussi pu reprendre l'évacuation des blessés et des malades de deux villages chiites assiégés par les insurgés dans la même région.

Aux Nations unies, le Conseil de sécurité devrait voter au cours des prochaines heures sur une résolution autorisant le déploiement immédiat d'observateurs onusiens à Alep, de manière à empêcher ce que la France à appelé les «atrocités de masse» qui pourraient être commises par les forces syriennes et leurs alliés quand ils reprendront le contrôle de l'enclave rebelle.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, à Londres, et la chaîne arabe Al-Mayadeen rapportent que dix autocars chargés de civils sont partis des villages de Foua et de Kfarya. Quinze autres autocars sont arrivés sur place pour poursuivre les évacuations. L'entente prévoit l'évacuation de quelque 2000 blessés et malades des deux villages. L'évacuation des villages a été interrompue dimanche quand les rebelles ont incendié six autocars vides.

Du côté d'Alep, l'Observatoire a déclaré peu avant minuit dimanche que les forces gouvernementales ont permis à cinq autobus de quitter le dernier secteur de la ville toujours contrôlé par les insurgés. Des images diffusées en direct par Al-Mayadeen depuis Alep montrent des autocars apparemment chargés de combattants et de civils qui partent vers l'ouest de la province d'Alep, qui est sous l'emprise des rebelles.

Le chef de l'Observatoire, Rami Abdurrahman, s'attend à ce que l'évacuation d'Alep ait été complétée au cours des prochaines heures.

Les rebelles ont rendu Alep-Est au gouvernement dans un accord négocié en Turquie la semaine dernière et qui assurait l'évacuation des combattants et des civils qui ne souhaitent pas retourner sous la gouverne du régime de Bachar el-Assad.