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19/12/2016 05:54 EST | Actualisé 19/12/2016 05:55 EST

La présidence de Trump entre les mains des grands électeurs (VIDÉO)

Le collège électoral américain, composé de 538 grands électeurs, doit confirmer lundi le républicain Donald Trump au poste de président des États-Unis, lors d'un scrutin qui d'ordinaire est de routine, mais qui, cette année, se déroule sur fond d'accusations de piratage informatique russe visant à influer sur les résultats du 8 novembre.

Lors de réunions prévues dans tous les États, les grands électeurs glisseront leurs bulletins dans l'urne pour choisir le président et le vice-président.

Il est fort improbable que leur vote modifie l'issue du scrutin, au cours duquel ont été choisis les grands électeurs : 306 acquis à Donald Trump, alors qu'il suffit de 270 pour l'emporter. Sa rivale démocrate Hillary Clinton, qui a remporté le vote populaire avec environ 2,6 millions de voix d'avance, n'a obtenu que 232 grands électeurs.

Si aucun candidat n'atteignait lundi le seuil de 270 grands électeurs, le président serait choisi par la Chambre américaine des représentants, qui est actuellement contrôlée par les républicains.

Le nombre de grands électeurs équivaut au total des représentants et des sénateurs siégeant au Congrès, chaque État en ayant un nombre proportionnel à sa population.

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Le poids de la Russie

Les conclusions des services de renseignement américains, à savoir que la Russie a piraté les courriels du Comité national démocrate pour tenter de favoriser l'élection de Donald Trump, a conduit certains démocrates à demander aux grands électeurs acquis au candidat républicain de ne pas voter, ce lundi, conformément au mandat que leur a donné le vote populaire.

Donald Trump et son équipe rejettent les accusations d'immixtion de la Russie dans les élections du 8 novembre, et accusent les démocrates et leurs alliés de chercher à saper la légitimité de la victoire des républicains. Les autorités russes, elles, rejettent toute accusation d'ingérence.

Dimanche, le président de la campagne démocrate, John Podesta, a estimé que la question restait ouverte concernant une éventuelle collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie sur les courriels démocrates. Un groupe bipartisan de sénateurs américains a préconisé au cours du week-end la création d'une commission d'enquête spéciale chargée des cyberattaques venant de Russie et d'autres pays.

Manifestations à travers le pays

À la veille du vote des grands électeurs, deux mille personnes ont même manifesté dans le centre de Los Angeles, ainsi qu'ailleurs aux États-Unis, pour protester contre le programme de Donald Trump en matière d'immigration.

Les manifestants ont défilé dans le calme. Parmi les slogans brandis sur des pancartes, on pouvait lire « Stoppez Trump », « Bienvenue aux réfugiés » ou bien encore « Make America Think Again », détournement du slogan de campagne de Trump.

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