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19/12/2016 06:00 EST | Actualisé 20/12/2017 00:12 EST

Cinq condamnations à mort pour les attentats d'Hyderabad de 2013 (18 morts)

La justice indienne a prononcé lundi cinq condamnations à mort dans le cadre de l'affaire des deux explosions à la bombe qui avaient fait dix-huit morts à Hyderabad (sud) en 2013.

Yasin Bhatkal et son frère Riyaz, tous deux cofondateurs présumés du mouvement (islamiste interdit) Indian Mujahideen, et trois de leurs associés ont été reconnus coupables des attentats de février 2013, survenus sur un marché très fréquenté.

131 autres personnes avaient été blessées dans ces attaques, selon l'Agence nationale d'enquêtes.

Riyaz Bhaktal, qui aurait orchestré ce double attentat, est en fuite et demeure sur la liste des personnes les plus recherchées par l'Inde. Les quatre coaccusés étaient en revanche présents pour la lecture de la sentence.

"Tous les cinq, accusés de meurtres, de trahison, d'acte de terrorisme, se sont vu infliger une condamnation à mort", a dit un avocat à la presse.

Cette affaire s'intègre dans la catégorie des "cas les plus rares", les seuls pour lesquels la Cour suprême accepte que la peine capitale soit prononcée.

Le mouvement Indian Mujahideen avait commencé à faire parler de lui en novembre 2007, à la suite d'une série d'explosions dans l'Etat de l'Uttar Pradesh (nord).

Il a été depuis lors accusé d'avoir perpétré des attentats à Mumbai (Bombay), Bangalore, New Delhi et Pune, entre autres.

Le mouvement est considéré comme le réseau de groupes de militants islamistes indiens le plus étendu.

Les Indian Mujahideen ont également été impliqués dans des attaques à la bombe en juillet 2013 à Bodh Gaya, un site classé par l'Unesco au patrimoine mondial et révéré par les bouddhistes.

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