Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Taux d’incendie à Kedgwick : des assureurs quittent la région

Des compagnies d'assurances augmentent leurs primes ou cessent de desservir la région de Kedgwick, au Nouveau-Brunswick, en raison de son fort taux d'incendie.

Ronald Godin, directeur du Bureau du défenseur du consommateur en matière d'assurances, explique qu’aucune loi n’empêche les assureurs de renoncer à desservir une région.

« Si certaines compagnies considèrent que le risque est trop élevé, elles vont soit augmenter les primes en conséquence ou tout simplement se retirer du marché. Ça peut être de façon temporaire, par contre, mais c’est ce qui se produit actuellement dans la région », affirme Ronald Godin en entrevue à l’émission L’heure juste, d’ICI Acadie.

En 2012, le service local des incendies a combattu dix feux. En 2014, il en a combattu plus du double, soit 22. Il y a eu 26 autres feux en 2015. Un pareil nombre d’incendies dans une petite collectivité d’environ 1000 habitants étonne Ronald Godin.

« Surtout lorsqu’on entend de la part des personnes qui sont impliquées dans ce genre de situation-là que les incendies sont de nature criminelle, ou on soupçonne des activités illégales, alors ça devient doublement troublant pour les assureurs, affirme Ronald Godin. D’après nos discussions avec les courtiers, les agents d’assurance, les assureurs, on soupçonne qu’il y a un certain nombre [d'incendies] plus élevé que la normale et qu'acceptable qui seraient de nature douteuse. »

Ronald Godin croit que les assureurs qui sont partis serviront à nouveau la région si le taux d’incendie revient à la normale. « Depuis un certain nombre de mois, il n’y a pas eu d’autres incendies. Je me dis que si ça continue pour un an à deux, ça va revenir à la normale », dit-il.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.