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Ottawa confirme qu'il interdira l'amiante d'ici 2018

Le gouvernement Trudeau a confirmé jeudi que l'utilisation, l'importation et l'exportation de l'amiante seront interdites d'ici 2018. La valorisation des résidus miniers n'est cependant pas touchée par ces mesures, ce qui rassure la municipalité d'Asbestos.

La nouvelle stratégie nationale d'Ottawa a été confirmée jeudi matin lors d'une conférence de presse réunissant quatre ministres au Centre de cancérologie de l’Hôpital d’Ottawa.

Elles ont toutes plaidé à tour de rôle que la science est formelle quant au danger de l'amiante, et que son interdiction aurait dû être décrétée depuis longtemps.

Au cours des prochains mois, le gouvernement va donc modifier la Loi canadienne sur la protection de l'environnement pour confirmer l'interdiction de l'amiante, adapter son Code du bâtiment en conséquence, et instaurer de nouvelles règles fédérales concernant la santé et la sécurité en milieu de travail pour limiter les risques d'exposition.

Des consultations à ce sujet auront lieu en 2017.

Le Canada va également consentir à ce que l'amiante soit considéré comme un produit dangereux et inscrit comme tel à la Convention de Rotterdam, un traité qui régit le commerce international des produits dangereux.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a condamné ce produit dès 1987, puisqu’il augmente le risque de développer le cancer du poumon ou un mésothéliome.

Fin de l’importation

Le Canada ne produit plus d’amiante depuis la fermeture de la mine Jeffrey, à Asbestos, il y a plus de cinq ans.

L'importation de produits contenant de l'amiante, dont des patins de frein pour les véhicules et des tuyaux utilisés dans l’industrie du bâtiment, se poursuit cependant.

Ces importations ont pratiquement doublé de 2011 à 2015, soit depuis la fermeture de toutes les mines d’amiante au Canada.

De nombreux projets pour extraire le magnésium des résidus miniers provenant de l'exploitation passée des mines d’amiantes, comme à Asbestos et Thetford Mines, ont été présentés depuis leurs fermetures. Ces deux municipalités avaient fait part de leurs inquiétudes au cours des derniers jours, craignant pour l’économie de leur région.

En entrevue à Radio-Canada, le maire d'Asbestos, Hugues Grimard, a dit être rassuré que la valorisation des résidus ne soit pas touchée par l'approche gouvernementale, puisque ces efforts ont un important potentiel de développement économique pour sa ville, qui a longtemps vécu de la production d'amiante.

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