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« Ce n'est pas physiquement très dur » - Lance Stroll

Lance Stroll termine un long travail de préparation sur piste, alors qu'il a tourné dans une Williams FW36 de 2014 sur cinq circuits européens, de Barcelone à Monza en passant par Budapest. Il en parle à Radio-Canada Sports.

FLance Stroll s'apprête à prendre un congé bien mérité. Cette semaine, ce sont les dernières réunions de travail pour analyser le travail effectué lors des essais privés secrets, qui ont eu lieu d'octobre à décembre.

Le Québécois de 18 ans avait la voix fatiguée quand Radio-Canada Sports l'a rejoint jeudi à l'usine de Williams, à Grove.

« Les essais, c'est fini pour 2016, explique-t-il. On recommencera après les fêtes, on veut faire encore quelques circuits avant le début des essais d'hiver officiels, mais je ne sais pas encore où. On doit décider de ce qu'on va faire. »

Tout comme Jacques Villeneuve il y a 20 ans, Lance Stroll a eu droit à un programme de préparation sur mesure pour bien démarrer sa carrière en F1.

« C’est une chance que j’ai eue, mais pas mal de pilotes font ça avant leur première course. Il y a des tests F1 pour les jeunes à Abou Dhabi et à Barcelone, rappelle-t-il. Chacun roule à sa manière. Tu vois Lewis Hamilton qui a fait la même chose que moi chez McLaren, tu vois Jacques Villeneuve qui a fait ça aussi. Tous les pilotes roulent dans des manières différentes. »

Il a pu rouler dans la FW36 de 2014 sur cinq circuits européens: Barcelone, Budapest, Monza, Spielberg en Autriche et Silverstone.

« On a fait plusieurs circuits en Europe, déjà des circuits que j’ai faits en F3. [La F1] c’est très puissant, il y a beaucoup d’aérodynamique et c’est un gros « step » avec la F3. Mais après un bout de temps, c’est comme toutes les autres voitures, c’est une autre catégorie et une autre voiture à comprendre, à conduire au maximum. »

« C’était très important, juste pour comprendre le « step » de F3 à F1, mais ça va être différent en 2017 car les règlementations vont changer beaucoup, mais quand même, c’est bien de travailler avec l’équipe et les gens avec qui je vais travailler l’année prochaine. On était limité, car on n’a pas le droit d’essayer des choses sur la voiture. C’était juste pour moi l’occasion de m’habituer à la F1. »

Lance Stroll a vite trouvé ses marques dans une voiture plus puissante, certes, mais pas si dure que cela à maîtriser.

« On a fait des long runs (plusieurs tours à la fois), des simulations de qualif (un tour chrono avec pneus neufs). Quand je conduis une voiture, je pousse à fond, alors j’essaie de sentir la limite de la voiture, et de voir les zones que je peux améliorer en termes de pilotage.

« Au début, je suis un peu plus "fragile", car c'est nouveau et ça surprend un peu, admet-il, mais à chaque tour, je me sens plus confiant dans la voiture. La voiture de 2014, c'est un peu la même que celle de cette année, ce n’est pas physiquement très dur à conduire, précise-t-il.

« Mais je pense que l’an prochain, avec les nouveaux pneus et le nouveau aérodynamique, ça va être plus dur, alors il faut travailler », affirme-t-il.

Lance Stroll a eu droit à une équipe de 20 personnes de l'écurie Williams plus cinq ingénieurs de Mercedes-Benz, le fournisseur moteur de Williams, pour préparer les deux blocs mis à sa disposition.

« Il faut beaucoup de gens pour rouler en voiture de F1, parce que c’est très compliqué, rappelle-t-il. Mais ça se passe bien. Il y a quelques gens avec qui je vais travailler l’année prochaine, c’est bien de travailler avec eux et de commencer maintenant, alors je peux vraiment les connaître pour la première course. C’est une bonne préparation. »

Exercice nouveau pour le Québécois, les arrêts aux puits. Il a pu se familiariser avec cet exercice qui exige un synchronisme parfait pour changer les quatre pneus en moins de 3 secondes.

« Les arrêts aux puits, c’est nouveau pour moi, rappelle-t-il. Au début, c’est différent, car il y a plein de monde autour de la voiture, et il faut arrêter dans le sens parfait. Mais ce n’est pas la chose la plus compliquée au monde, il faut juste être précis. À chaque piste, j’en ai fait un peu, mais on n’avait pas toujours tout l’équipement à chaque piste où on faisait les tests.

Dès le début de l'année 2017, quand l'usine de Grove rouvrira ses portes, Stroll retrouvera son autre cockpit, virtuel celui-là.

« Je dois encore faire beaucoup de simulateur pour apprendre les pistes que je ne connais pas, également pour avoir le « feeling » de ce que sera la voiture l’année prochaine. Le travail à l’usine se passe bien, je suis encore dans ces moments où je rencontre tout le monde, à essayer d’apprendre le nom de tout le monde. C’est une bonne famille chez Williams. »

Avec Bottas, Massa, Button ?

Une « bonne famille » à laquelle appartient Valtteri Bottas depuis 2010. Depuis ses débuts comme titulaire en 2013, il a franchi la barre des 400 points, et est monté neuf fois sur le podium. Il devrait être le premier coéquipier du Québécois en 2017.

Mais avec le départ à la retraite surprise de Nico Rsoberg, Mercedes-Benz chercherait à attirer le Finlandais, le plus apte à seconder Lewis Hamilton.

Si Mercedes-Benz réussit à convaincre Williams de le laisser partir, Stroll aura besoin d'un autre pilote d'expérience à ses côtés en 2017. Felipe Massa, à la retraite, sera-t-il de retour, ou Jenson Button, en sabbatique, reviendra-t-il dans l'équipe qui lui a donné sa première chance en 2000 ?

« Aucune idée. Ça va être qu'est-ce que ça va être, et moi, je veux juste me concentrer sur moi-même », a simplement dit Stroll, prudent.

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