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13/12/2016 16:28 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Un tribunal permet au président colombien d'accélérer l'accord avec les FARC

BOGOTA — Le président colombien Juan Manuel Santos s'est vu insuffler un élan considérable par la Cour constitutionnelle de son pays pour mettre rapidement en place les réformes comprises dans l'accord de paix survenu avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

La Cour constitutionnelle a conféré au président Santos le pouvoir de mettre de l'avant une procédure accélérée, mardi.

La décision adoptée par le tribunal à huit voix contre une facilitera l'adoption, par le Congrès progouvernemental, de lois controversées. Certaines d'entre elles impliquent des changements à la Constitution.

La législation prioritaire est celle qui amnistierait des centaines de rebelles emprisonnés.

Les FARC se sont réjouies du jugement rendu mardi. La guérilla avait récemment critiqué la lenteur du gouvernement à mettre en application l'accord de paix révisé signé le mois dernier.

Les opposants à cette entente croient pour leur part que la décision du tribunal bafoue la Constitution puisqu'elle fait fi du rejet, lors du référendum d'octobre dernier, de l'accord de paix initial par la population colombienne.