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13/12/2016 07:06 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Un ex-membre des GAL arrêté en Espagne pour liens avec l'EI

Un ex-membre des milices parapolicières des GAL a été arrêté mardi en Espagne, soupçonné de propagande en faveur du groupe Etat islamique (EI), selon le ministère de l'Intérieur qui assure qu'il était déterminé à commettre un attentat.

Cet Espagnol, Daniel Fernandez Aceña, a par le passé "été condamné pour l'assassinat du cheminot français Jean-Pierre Leiba à Hendaye, dans le sud-ouest de la France, le 1er mars 1984, a-t-on appris auprès du ministère.

Jean-Pierre Leiba avait été tué "par erreur" alors qu'il était en compagnie de trois Basques. L'attentat avait été attribué aux GAL, des milices qui luttaient contre l'organisation séparatiste armée ETA et avaient fait 28 morts dans les années 1980.

L'arrestation du suspect a été menée par une unité spéciale d'intervention de la garde civile, à Ségovie, à une centaine de kilomètres au nord de Madrid.

Il était "considéré comme très dangereux et (les forces de l'ordre) n'excluaient pas qu'il puisse avoir accès à des armes à feu", a souligné le ministère dans un communiqué.

Selon cette source, l'homme né à Irun, au Pays basque espagnol, avait adopté des idées relevant "de l'extrémisme religieux de nature jihadiste et faisait de la propagande pour le compte de Daech", acronyme arabe de l'organisation Etat islamique (EI). Il était "déterminé à commettre un attentat terroriste".

Un deuxième homme qui vivait dans le même logement que le suspect a également été arrêté, afin de vérifier son identité et ses éventuels liens avec le jihadisme, a précisé un porte-parole du ministère.

Surveillé par la garde civile, Daniel Fernandez Aceña s'était déjà rendu "en zone de guerre en Afghanistan, en Syrie et en Palestine où il a déclaré être disposé à commettre des attentats-suicide s'il en avait l'occasion", selon le ministère. Sa radicalisation se serait renforcée depuis l'été, assure-t-on de même source.

Selon un rapport du gouvernement basque, Daniel Fernandez avait été condamné avec un autre homme, en 1985, à 23 ans de réclusion pour l'assassinat à la gare d'Hendaye, et à six ans pour son appartenance aux GAL.

En liberté conditionnelle à partir de 1997, il avait terminé de purger sa peine en 2004.

L'Espagne a jusqu'à présent été épargnée par des attentats meurtriers revendiqués par l'EI, contrairement à la France.

Au total, 173 personnes, présentées comme des "jihadistes", ont été arrêtées dans ce pays depuis 2015.

Les autorités estiment que seulement 200 Espagnols sont partis combattre à l'étranger, contre des milliers partis de France ou de Belgique.

bur-mck/lbx