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13/12/2016 00:34 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Qui pour fermer la porte du train? Nouvelle grève du rail au Royaume-Uni

Une nouvelle grève du rail paralysait mardi les lignes reliant le sud de l'Angleterre à Londres. Le conflit, qui affecte des centaines de milliers de voyageurs, porte sur la question de savoir qui est chargé d'actionner les portes des trains.

La grève de 48 heures à l'appel du syndicat de conducteurs Aslef a conduit mardi à l'annulation de la totalité des 2.284 trains prévus sur le réseau du gestionnaire Southern Railway qui exaspère les usagers depuis des mois.

Une autre journée d'action était prévue vendredi et ensuite pendant les fêtes de Noël, les médias évoquant les pires perturbations en vingt ans pour les 300.000 passagers qui font la navette tous les jours entre le sud et la capitale.

A l'approche des vacances, la grève a également des répercussions pour les voyageurs qui empruntent l'aéroport de Gatwick au sud de Londres.

Le conflit qui oppose depuis des mois les syndicats à Southern Railways porte sur la volonté de la compagnie de confier désormais aux conducteurs la fermeture et l'ouverture automatique des portes des wagons, fonction jusqu'ici occupée par un second employé.

Southern Railways assure qu'il n'y aura pas de suppressions d'emplois mais les syndicats affirment que cette réforme nuira à la sécurité des passagers.

Mike Cash, le secrétaire général du puissant syndicat RMT qui a déjà conduit plusieurs actions de grève depuis avril, pointe "la responsabilité du gouvernement et d'une compagnie qui essaye de passer en force".

"Il n'y a aucun problème de sécurité, les syndicats racontent n'importe quoi. Leur unique objectif est de mettre Southern Railways à genoux", a répondu mardi le ministre conservateur des Transports, Chris Grayling.

Au-delà du conflit sur la personne chargée d'actionner les portes, la compagnie Southern Railway cristallise la colère des voyageurs à cause de ses nombreux retards, annulations de dernière minute et pénuries de personnel.

Certains usagers ont appelé le gouvernement à changer de gestionnaire et une manifestation était prévue jeudi soir devant le ministère des Transports.

Un autre mouvement social suscitait l'inquiétude des Britanniques mardi avec celle des employés de poste qui prévoient une grève de cinq jours autour de Noël pour protester contre des suppressions d'emplois et une réforme des retraites.

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