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13/12/2016 10:51 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Pologne: des milliers de manifestants contre le gouvernement à l'occasion de l'anniversaire de l'état de siège

Plusieurs dizaines de milliers de Polonais ont manifesté mardi dans l'ensemble du pays, à l'occasion du 35e anniversaire de l'état de siège communiste, contre le gouvernement populiste de Droit et Justice (PiS) qu'ils accusent de restreindre les libertés démocratiques.

A Varsovie, les manifestants se sont réunis symboliquement devant l'ancien siège du parti communiste polonais POUP, avant de se diriger vers le siège du parti au pouvoir.

"Aujourd'hui, tout comme il y a 35 ans, notre pouvoir nous attaque, nous prive de nos libertés (...) Aujourd'hui, nous devons être tous ensemble, solidaires, car la solidarité nous unit aujourd'hui, tout comme elle nous unissait dans le passé", a déclaré Mateusz Kijowski, leader du Comité de défense de la démocratie (KOD).

Les participants ont rendu hommage aux victimes de l'état de siège imposé le 13 décembre 1981 par le général Wojciech Jaruzelski afin de mater le mouvement Solidarité.

Des manifestations anti-gouvernementales ont eu lieu dans plus de 80 villes du pays, selon les médias.

Le parti au pouvoir a organisé à Varsovie sa propre commémoration des évènements de 1981 à laquelle ont participé quelques milliers de personnes.

Le président de PiS, Jaroslaw Kaczynski, a critiqué l'opposition "qui essaye de comparer le pouvoir actuel à celui de l'époque, la remise en ordre de la Pologne (par son parti, ndlr) à l'état de siège, le pays d'Europe dans lequel il y a peut-être le plus de libertés" à celui d'il y a 35 ans.

De son côté, le ministre polonais de la Défense a annoncé que le général Wojciech Jaruzelski et son bras droit, le général Czeslaw Kiszczak, seront privés à titre posthume de leur grade militaire.

"Nous lançons des démarches légales en vue de priver Jaruzelski et Kiszczak de leur grade militaire. Les criminels responsables d'actions militaires à l'encontre de leur propre nation ne méritent pas de porter ces grades", a déclaré M. Antoni Macierewicz.

bo/mr