NOUVELLES
13/12/2016 04:59 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Numérique: Allemagne et France veulent un fonds d'un milliard d'euros pour les start-up

Les ministres de l'Economie allemand et français ont déclaré mardi à Berlin vouloir développer une initiative de soutien aux start-up dans le numérique pour un montant d'un milliard d'euros.

"L'Allemagne et la France veulent construire une initiative de croissance d'un volume d'un milliard d'euros", a déclaré Sigmar Gabriel, à l'occasion de la deuxième édition de la conférence numérique franco-allemande.

Son homologue français, Michel Sapin, a déclaré "soutenir cette idée". "C'est par un fonds de cette nature que nous pouvons surmonter un certain nombre de difficultés rencontrées par les start up aujourd'hui", a-t-il souligné, sans donner de détails sur le calendrier d'une telle initiative.

"Il y a besoin d'initiatives, de talents, mais il y a des moments aussi où il y a besoin d'argent pour permettre à des start-up de prendre leur élan et d'atteindre la dimension nécessaire pour entrer dans la réalité économique", a également expliqué M. Sapin devant des journalistes.

L'idée d'une conférence numérique franco-allemande avait été annoncée en mars 2015 et une première édition avait eu lieu en octobre de la même année à Paris. Cela s'est déjà traduit par exemple par la création d'une académie franco-allemande du futur entre l'Institut Mines-Telecom et l'Université de Munich.

France et Allemagne ont également déjà une "collaboration renforcée dans plusieurs technologies-clés: la nanoélectronique, le calcul haute performance, l'intelligence artificielle, le logiciel libre, mais aussi la cybersécurité", avec l'objectif de créer un label franco-allemand sur l'information dématérialisée (cloud), a souligné Michel Sapin.

La conférence de Berlin a été par exemple l'occasion pour le moteur de recherche européen Qwant, basé à Paris, de nouer un partenariat avec l'allemand Open-Xchange, fournisseur de logiciels de messagerie et de gestion de fichiers et documents, pour proposer "une alternative européenne" concernant les e-mails et la recherche sur le web.

"Je crois que la capacité à faire de la programmation va devenir chez les jeunes une compétence de base, comme lire et écrire", a estimé la chancelière allemande Angela Merkel, appelant à une formation au numérique de toutes les classes d'âge. Elle a également souhaité que les infrastructures nécessaires, comme le très haut-débit 5G se déploient "le plus vite possible" en Europe.

Elle a également souligné que l'"importance décisive" de la sécurité.

De son côté, le président français François Hollande a rappelé que cette initiative franco-allemande avait été lancée "pour accélérer encore la révolution numérique", "cette opportunité formidable" pour l'Europe.

Estimant qu'il s'agissait non pas de tout contrôler, mais "d'accompagner les transformations et de forger de nouvelles sécurités", le chef de l'Etat français a fixé comme objectif de "créer un grand marché du numérique à l'échelle de l'Europe, accompagner les entreprises dans cette mutation, (...) , assurer aux consommateurs qu'ils pourront avoir les meilleurs services partout sur le territoire, diffuser davantage le très haut débit partout et avoir une régulation à l'échelle de l'Europe".

maj/ilp/lpt