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13/12/2016 03:02 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Les 10 héros de l'année - Bolt, Phelps, Ronaldo et les autres: héros d'un jour, héros pour toujours

"We can be heroes, just for one day" ("Nous pouvons être des héros, juste pour une journée"), chantait David Bowie, mort en début d'année. Mais de Bolt à Phelps en passant par LeBron James ou Ronaldo, 2016 est pleine de sportifs qui sont bien plus que des héros d'un jour.

Usain Bolt. Un nouveau Bolt est-il possible ? C'est la question qui accompagne les adieux du Jamaïcain aux JO, sur un nouveau triplé (100/200/4X100 m) à Rio. Le troisième après Londres, en 2012, et Pékin, en 2008. Toujours avec supériorité, mais sans l'aisance des jeunes années. Même les héros vieillissent. Le sprinteur de 30 ans, qui tirera sa révérence aux Mondiaux 2017 à Londres, est le plus titré de l'histoire, également 11 fois champion du monde et détenteur des trois records du monde.

Michael Phelps. Plus qu'un héros, une légende: le nageur américain a pris sa retraite après un ultime coup d'éclat aux JO de Rio, où il a décroché six médailles, dont 5 en or. A 31 ans, le phénomène de la natation est le recordman absolu de médailles olympiques tous sports confondus (28 dont 23 en or). Grande première à Rio: cette machine à gagner n'a pour une fois pas caché son émotion. L'image de Phelps, les larmes au yeux en prenant son fils Boomer dans les bras, a fait le tour du monde.

Cristiano Ronaldo. C'est l'homme aux deux finales. Le 28 mai il marque le tir au but qui offre une 11e Ligue des champions à son club, le Real Madrid. Le 10 juillet, alors qu'il a dû quitter le terrain prématurément à cause d'une blessure, il se transforme en coach-bis sur la touche et galvanise ses partenaires: le Portugal gagne l'Euro-2016, son premier tournoi majeur. Cristiano Ronaldo a logiquement reçu le Ballon d'Or, le 4e de sa carrière, à 31 ans. Seule ombre au tableau, il a été épinglé par les "Football Leaks" comme un des symboles d'évasion fiscale à grande échelle dans le milieu du ballon rond.

Nico Rosberg. Cinq jours. C'est le laps de temps qui sépare le premier titre mondial de l'Allemand en F1 - le rêve de sa vie - de l'annonce stupéfiante de sa retraite, à 31 ans seulement. Du jamais vu. La raison ? "Je veux vraiment avoir plus de temps pour ma famille. Ma fille a un an et demi et ça n'arrivera qu'une fois". Cette fin de carrière volontairement anticipée laisse au public un sentiment ambivalent: de la déception, car cette décision est antinomique avec la soif de victoires inhérente à la compétition, mais aussi du respect, car elle expose au grand jour les ressorts intimes qui motivent Rosberg. Les héros sont aussi des hommes.

LeBron James. A Cleveland et dans tout l'Ohio, il était déjà roi. Depuis le 19 juin 2016, il est Dieu. Comme il l'avait promis à son retour dans sa région natale en 2014, après quatre saisons et deux sacres à Miami, "King James", 31 ans, a offert à Cleveland le premier titre NBA de son histoire. Avec la manière! Ses Cavaliers ont terrassé les champions en titre, les Golden State Warriors qui avaient pourtant réalisé la meilleure saison régulière et qui menaient trois victoire à une en finale. James, survolté, et ses coéquipiers ont remporté les trois derniers matches pour un "come-back" et un titre historiques.

Les All Blacks. Invincibles... ou presque. Après son troisième titre mondial fin 2015, la Nouvelle-Zélande a tout dévoré sur son passage. Les retraites de Dan Carter, Richie McCaw, Ma'a Nonu ou Conrad Smith pouvaient laisser envisager une difficile reconstruction. Il n'en a rien été. Le Rugby Championship a tourné à la démonstration, avec une moyenne de trente points d'écart en faveur des All Blacks, qui ont porté à 18 le record mondial de succès consécutifs. Mais dans la foulée, la vaillante Irlande a profité d'un relâchement pour surprendre les rois de la planète rugby à Chicago (40-29).

Teddy Riner. Du haut de ses 2,03 m, le colosse français de 27 ans écrase tout sur son passage. Le poids lourds de 140 kilos est le maître incontesté du judo mondial: il a remporté à Rio la 2e médaille d'or olympique de sa carrière et détient la bagatelle de 8 titres mondiaux. Une domination qui a de quoi décourager ses adversaires tant Riner est supérieur sur les plans mental, physique et technique.

Peter Sagan. Le Slovaque de 26 ans, vainqueur cette saison à 14 reprises (dont le Tour des Flandres et, pour la deuxième fois, le championnat du monde), affole les statistiques. Une seule résume son omniprésence due à une surpuissance qui défie l'entendement: 45 fois (sur 94) dans les cinq premiers des étapes en ligne du Tour de France depuis 2012. Habitué du maillot vert sur le Tour de France (5 fois en 5 participations) il a porté pour la première fois le jaune cette année, durant trois jours. Mais son incontestable popularité tient d'abord à son naturel décontracté, fantasque, joueur. "Je cours comme je veux, s'amuse-t-il. Je suis libre".

Paul Pogba. Le 9 août, le Français devient le joueur le plus cher du monde en passant de la Juventus à Manchester United pour 105 millions d'euros. De quoi craquer nerveusement sous la pression à 23 ans ? Pas du tout. Le 11 novembre, buteur, il est celui, avec Dimitri Payet, qui fait basculer le match contre la Suède (2-1) en éliminatoires du Mondial-2018 et permet à la France de s'accrocher en tête de poule. Seul caillou dans la chaussure du prodige, "Football Leaks" épingle une dissimulation fiscale mise en place par son sulfureux agent Mino Raiola.

Simone Biles. Une vraie histoire à l'américaine. Celle d'une petite tornade aux cuisses de footballeuse, à la puissance nimbée de grâce, venue se coiffer des lauriers olympiques en gymnastique à Rio au bout d'un parcours incroyable. Il a débuté dans l'Ohio, auprès d'une mère toxicomane et sans la présence d'un père. Familles d'accueil, centres sociaux, adoption par ses grands-parents, dans le Texas... A six ans, Simone Biles découvre la gym. La tornade est lancée, où s'arrêtera-t-elle ? L'Américaine n'a que 19 ans.

bur-pr/fbr/ps