NOUVELLES
13/12/2016 01:49 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Le Qatar dit avoir rapatrié 10.000 travailleurs étrangers victimes d'abus

Le Qatar a rapatrié quelque 10.000 travailleurs étrangers qui ont été victimes d'abus dans l'émirat en 2015, selon des statistiques publiées par le gouvernement.

Ces chiffres ont été révélés par le ministère du Travail, du Développement administratif et des Affaires sociales, alors que le Qatar a annoncé l'entrée en vigueur mardi d'une loi abolissant le système controversé de la "kafala" ou parrainage.

Le rapatriement des travailleurs étrangers par voie aérienne a été pris en charge par le gouvernement, ont indiqué des responsables qataris sans préciser ni la nature des abus dont ils ont été victimes ni les mesures prises à l'encontre des employeurs fautifs.

Depuis l'attribution au Qatar du Mondial-2022 de football, les lois du travail de ce petit émirat gazier ont été au centre de vives polémiques.

Des organisations de défense des droits de l'Homme ont comparé la "kafala" à une forme d'esclavage moderne qui rend les travailleurs migrants vulnérables à toutes sortes d'abus.

La "kafala" stipulait que tous les travailleurs expatriés devaient avoir un "parrain" local -individu ou entreprise- et obtenir une autorisation de sa part pour changer d'emploi ou quitter le Qatar.

Le gouvernement qatari a annoncé l'abolition de la "kafala" et son remplacement mardi par un système contractuel censé "protéger les droits de tous les travailleurs étrangers" dans l'émirat.

En vertu du nouveau système qui a fait l'objet d'une loi, les expatriés auront toujours besoin de l'autorisation de leur employeur pour quitter le territoire. Mais une commission a été mise en place pour traiter rapidement les plaintes des personnes empêchées de partir.

Le Qatar compte 2,1 millions de travailleurs étrangers, dont de nombreux Asiatiques.

dh/tm/ras/hj