NOUVELLES
13/12/2016 06:17 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

La tension monte en Gambie

DAKAR, Sénégal — Les forces de sécurité gambiennes ont bloqué mardi l'accès au siège de la commission électorale, au moment où plusieurs leaders d'Afrique de l'Ouest arrivaient au pays pour tenter de convaincre le président Yahya Jammeh de respecter l'issue d'un scrutin qui l'a chassé après 22 ans au pouvoir.

Les employés de la commission n'ont pas pu entrer au travail. Le président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Marcel Alain de Souza, a prévenu que le recours à la force militaire est possible si M. Jammeh ne renonce pas au pouvoir. Le bloc craint que le petit pays de 1,9 million d'habitants ne plonge dans la violence si une transition pacifique n'est pas respectée.

M. Jammeh avait tout d'abord reconnu sa défaite, notamment lors d'une conversation téléphonique avec son rival et diffusée à la télévision. Il a ensuite annoncé la semaine dernière qu'il rejetait l'issue du scrutin du 1er décembre en raison de «problèmes».

La présidente libérienne et lauréate du prix Nobel de la paix Ellen Johnson Sirleaf dirige la délégation venue rencontrer M. Jammeh. Le président nigérian Muhammadu Buhari, le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma et le président ghanéen John Mahama en font aussi partie.

Des soldats étaient toujours déployés dans les rues mardi. M. Jammeh a pris le pouvoir lors d'un coup d'État en 1994. On lui reproche depuis longtemps d'incarcérer, de torturer et parfois de tuer ses adversaires.