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13/12/2016 10:43 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

L'Italien Antonio Tajani candidat des conservateurs pour la présidence du Parlement européen

Le Parti Populaire européen (PPE, conservateur) a désigné mardi l'Italien Antonio Tajani pour être son candidat au perchoir du Parlement européen, un poste bientôt vacant et très convoité, après l'annonce du départ du socialiste allemand Martin Schulz, a-t-on appris auprès de sources au sein du parti.

Antonio Tajani, qui fut commissaire européen à l'Industrie (2010-2014) dans l'équipe de José Manuel Barroso, a été facilement élu par son groupe politique réuni dans la soirée à Strasbourg.

Outre M. Tajani, trois eurodéputés PPE s'étaient portés candidats pour cette "primaire" au sein du parti de droite: l'ancien ministre français Alain Lamassoure, l'Irlandaise Mairead McGuinness et le Slovène Alojz Peterle.

Le candidat du PPE dispose sur le papier de sérieuses chances de devenir le prochain président du Parlement européen, le PPE étant le groupe politique qui compte le plus d'eurodéputés, mais l'élection, le 17 janvier, s'annonce disputée et le jeu des alliances complexe.

Le groupe social-démocrate, deuxième numériquement dans l'hémicycle, a en effet prévenu qu'il n'accepterait pas un "monopole" du PPE, dont des représentants occupent déjà la présidence des deux autres grandes institutions de l'UE: la Commission (le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker) et le Conseil (le Polonais Donald Tusk).

Le chef de file des socialistes, l'Italien Gianni Pittella, a donc annoncé sa candidature au perchoir, soulignant que l'Europe avait besoin de la gauche pour "mettre fin à l'austérité aveugle".

Pour le PPE, cette candidature constitue une trahison: vainqueur des élections européennes de 2014, le PPE avait soutenu la reconduction du social-démocrate Martin Schulz à la tête du Parlement européen pour un deuxième mandat, mais à condition que les socialistes s'engagent en retour à soutenir le candidat conservateur au perchoir début 2017.

Martin Schulz a annoncé le 24 novembre qu'il quittait le Parlement européen, après presque cinq ans à sa tête, pour se consacrer à la politique allemande.

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