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13/12/2016 09:49 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Enquête sur une affiche représentant Netanyahu avec un noeud coulant

La police israélienne a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur une affiche représentant le Premier ministre Benjamin Netanyahu derrière une corde avec un noeud coulant.

Ce poster, affiché sur un mur de l'école d'art Betzalel sur le campus de l'Université hébraïque de Jérusalem, a suscité la condamnation de la ministre de la Culture.

"La liberté dans l'art ne peut être la liberté d'inciter" à la violence, a affirmé Miri Reguev, une proche du Premier ministre.

Le chef de l'opposition Isaac Herzog a de son côté affirmé que "la liberté d'expression (...) ne peut pas servir à inciter à la violence contre les dirigeants politiques".

La police a annoncé dans un communiqué avoir "ouvert une enquête pour incitation" à la violence.

L'affiche incriminée montre une corde avec un noeud coulant devant l'image de M. Netanyahu avec le mot "rope" (corde), reprenant les mêmes couleurs que l'affiche de campagne du président américain Barack Obama sur laquelle était inscrit "hope" (espoir).

L'école Betzalel a publié un communiqué expliquant que l'affiche avait été réalisée par un étudiant dans le cadre d'un débat sur "l'incitation à travers l'art" et "ne reflète en rien les positions de l'institution".

"Nous allons coopérer avec la police", a précisé la porte-parole de Betzalel, Michal Turgeman.

La ministre de la Culture avait déjà réagi la semaine dernière à une autre oeuvre d'art représentant Netanyahu.

Une statue géante du Premier ministre peinte en couleur or avait été installée clandestinement sur la place Rabin à Tel-Aviv par un artiste israélien avant d'être retirée par les autorités.

Le sculpteur Itai Zalait disait avoir voulu ouvrir un débat sur le rapport des Israéliens à leur Premier ministre, parfois surnommé "le Roi Bibi".

Mme Reguev avait accusé l'artiste d'être guidé par "la haine de Netanyahu".

Des artistes de gauche ont accusé le gouvernement de M. Netanyahu de chercher à museler leur liberté d'expression, tout particulièrement avec un projet de loi visant à couper les subventions aux institutions culturelles jugées "déloyales" à l'Etat.

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