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13/12/2016 03:36 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Election du président du Parlement européen: le PPE appelle à l'unité

Le Parti populaire européen (PPE, conservateur), principal groupe politique au Parlement européen, a appelé mardi à l'unité dans la course à la présidence de l'hémicycle qui s'annonce disputée après le départ du socialiste Martin Schulz.

"Nous devons nous empêcher de devenir une autre institution (caractérisée par) des combats internes et des blocages. C'est pourquoi le groupe PPE aspire à une action conjointe", écrit dans une lettre le chef du parti de droite, l'Allemand Manfred Weber.

"Nous espérons trouver des partenaires dans cette approche parmi les autres groupes", ajoute M. Weber.

Après la démission annoncée du président du Parlement européen Martin Schulz, la course est lancée pour élire son remplaçant le 17 janvier.

Le courrier rendu public a été envoyé à "la plupart des eurodéputés", est-il précisé dans l'équipe de M. Weber.

Mais la réponse du chef de file des socialistes, l'Italien Gianni Pittella, lui-même candidat au perchoir, a été cinglante.

"Ce passé (politique) est révolu", a lancé M. Pittella lors d'une conférence de presse. "Le rapport de collaboration est rompu et ne pourra être continué", a-t-il soutenu.

Si sa victoire est "tout sauf acquise", le dirigeant socialiste estime que sa candidature permettra de "rétablir la polarisation politique".

"On va rétablir la différence entre les progressistes et les conservateurs", a-t-il argué.

Vainqueur des élections européennes de 2014, le PPE estime que la présidence du Parlement lui revient après avoir soutenu la reconduction de Martin Schulz pour un deuxième mandat à condition que les sociaux-démocrates s'engagent à épauler un candidat PPE au perchoir début 2017.

La collaboration entre les deux principaux partis a parfois été qualifiée de "grande coalition".

Or le S&D, deuxième famille politique de l'hémicycle, a prévenu qu'il n'accepterait pas un "monopole" du PPE, dont des représentants occupent déjà la présidence des deux autres grandes institutions de l'UE: la Commission (le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker) et le Conseil (le Polonais Donald Tusk).

D'autres candidatures parmi les groupes politiques représentés sont attendues.

Le PPE tiendra sa "primaire" mardi soir à Strasbourg. Quatre candidats sont sur les rangs: l'Italien Antonio Tajani, l'Irlandaise Mairead McGuinness, le Français Alain Lamassoure et le Slovène Alojz Peterlé.

"Il faut que le président du Parlement ait un rôle plus représentatif et moins politique", a déclaré Manfred Weber lors d'un point presse.

Manfred Weber escompte trouver une majorité auprès des partis "pro-européens" de l'hémicycle, de crainte que les groupes europhobes, de Marine Le Pen ou de Nigel Farage, ne finissent par se retrouver dans un rôle d'arbitre.

Côté Verts, les députés attendaient le nom du candidat du PPE, n'excluant pas de lui apporter leur soutien à condition qu'il remplisse des critères stricts: capacité à défendre la position de l'institution face au Conseil et à la Commission, capacité à respecter les règles de fonctionnement du Parlement et les petits partis, et... préférence pour voir une femme accéder à la fonction.

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