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13/12/2016 00:29 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Election du président du Parlement européen: le PPE appelle à l'unité

Le Parti populaire européen (PPE, conservateur), principal groupe politique au Parlement européen, a appelé mardi à l'unité dans la course à la présidence de l'hémicycle qui s'annonce disputée après le départ du socialiste Martin Schulz.

"Nous devons nous empêcher de devenir une autre institution (caractérisée par) des combats internes et des blocages. C'est pourquoi le groupe PPE aspire à une action conjointe", écrit dans une lettre le chef du parti de droite, l'Allemand Manfred Weber.

"Nous espérons trouver des partenaires dans cette approche parmi les autres groupes", ajoute M. Weber.

Le courrier rendu public a été envoyé à "la plupart des eurodéputés", est-il précisé dans l'équipe de M. Weber.

Après la démission annoncée du président du Parlement européen Martin Schulz, la course est lancée pour élire son remplaçant le 17 janvier.

Vainqueur des élections européennes de 2014, le PPE estime que le poste lui revient après avoir soutenu la reconduction de Martin Schulz pour un deuxième mandat à condition que les sociaux-démocrates s'engagent à épauler un candidat PPE au perchoir début 2017.

Or le S&D, deuxième famille politique de l'hémicycle, a prévenu qu'il n'accepterait pas un "monopole" du PPE, dont des représentants occupent déjà la présidence des deux autres grandes institutions de l'UE: la Commission (le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker) et le Conseil (le Polonais Donald Tusk).

Le chef de file des socialistes Gianni Pittella a ainsi d'ores et déjà annoncé sa candidature à la présidence. D'autres candidats sont susceptibles de s'aligner, notamment au centre.

Le PPE tiendra sa "primaire" mardi soir à Strasbourg. Quatre candidats sont sur les rangs: l'Italien Antonio Tajani, l'Irlandaise Mairead McGuinness, le Français Alain Lamassoure et le Slovène Alojz Peterlé.

"Le temps de la compétition" viendra aux prochaines élections européennes de 2019, plaide Manfred Weber dans sa lettre, assurant que le candidat PPE sera "un constructeur de ponts".

"Nous ne voulons pas utiliser la fonction dans des buts politiciens. La tâche du président est de représenter le Parlement dans son ensemble et d'assurer le traitement équitable de tous les partis politiques", explique encore M. Weber.

Selon lui, l'absence de compromis signerait la victoire de "la haine nationaliste".

Lors d'un dîner avec des journalistes la semaine passée à Bruxelles, la députée allemande Ska Keller, pressentie pour prendre la co-présidence des Verts au Parlement, avait prévenu que son parti pourrait soutenir le PPE à certaines conditions, notamment si "le candidat (était) une femme".

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