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13/12/2016 07:18 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Appel du monde du cinéma français et européen pour libérer l'Iranien Keywan Karimi

Le monde du cinéma français et européen a lancé mardi un appel à la libération du réalisateur iranien Keywan Karimi, incarcéré fin novembre dans son pays pour un documentaire sur les graffitis à Téhéran.

"Condamné par les autorités iraniennes à un an de prison ferme et 223 coups de fouet, Keywan Karimi a finalement été incarcéré. Son crime est de réaliser des films", dénoncent, dans un texte obtenu par l'AFP, des organisations professionnelles du cinéma français ainsi que des organisations européennes comme la Fédération européenne des réalisateurs de l'audiovisuel, la Deutsche Filmakademie et l'Association néerlandaise des auteurs et traducteurs.

"De trop nombreux artistes, journalistes et citoyens iraniens ont déjà été emprisonnés, persécutés car leur voix discordante dérangeait : trop politiquement incorrecte, trop ouverte au reste du monde. Ce n'est pas acceptable", ajoutent-ils.

Ils demandent à la France, à l'Union européenne et "à tous les gouvernements amis de la démocratie", d'intercéder en faveur de Keywan auprès des autorités iraniennes.

Le documentaire "Writing on the City" décrit l'histoire des graffitis dans les rues de Téhéran de la Révolution de 1979 au "mouvement vert" qui a suivi l'élection présidentielle de 2009.

Keywan Karimi, musulman sunnite originaire du Kurdistan iranien (ouest), avait été condamné à six ans de prison en octobre 2015 pour "insulte contre les valeurs sacrées" et "propagande contre le régime", après la diffusion d'une bande-annonce de son documentaire.

Son sort a ému de nombreux cinéastes à travers le monde.

Sa peine a été ramenée à un an de prison et 223 coups de fouet par une cour d'appel en février.

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