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13/12/2016 02:13 EST | Actualisé 14/12/2017 00:12 EST

Alep: Ayrault dénonce la "logique de vengeance et de terreur" du régime syrien

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a dénoncé mardi la "logique de vengeance et de terreur systématique" du régime syrien à Alep, où des "atrocités" contre les civils sont rapportées par l'ONU alors que la ville est en train de tomber.

"De nombreuses allégations d'exactions commises par les forces favorables au régime de Bachar Al Assad nous parviennent: assassinats de sang froid de familles entières au motif qu'elles seraient réputées proches de l'opposition; exécutions sommaires, notamment de femmes et d'enfants; personnes brûlées vives dans leurs maisons; poursuite du ciblage systématique des hôpitaux, de leur personnel et de leurs patients", a énuméré M. Ayrault dans un communiqué.

"De telles atrocités révoltent les consciences. Les soutiens du régime, à commencer par la Russie, ne peuvent pas laisser faire et admettre cette logique de vengeance et de terreur systématique sans prendre le risque d'en être complices", a ajouté le ministre, qui a appelé une nouvelle fois l'ONU à enquêter pour "établir la vérité sur ce qui ce passe à Alep".

L'ONU, qui s'était déjà alarmé lundi d'"atrocités" commises à Alep, a annoncé mardi qu'au moins 82 civils, dont des femmes et des enfants, avaient été tués par les forces loyalistes dans les quartiers d'Alep-Est qu'elles ont repris aux rebelles.

"En tout, hier soir, nous avons reçu des informations indiquant que des forces pro-gouvernementales avaient tué au moins 82 civils, dont 11 femmes et 13 enfants, dans les quartiers de Boustane al-Qasr, Ferdous, Kallasé et Salhine", a déclaré mardi un porte-parole onusien à Genève, citant "des sources dignes de foi".

Le régime syrien était mardi sur le point de reprendre la totalité d'Alep, la deuxième ville du pays, après plus de trois semaines d'une offensive sanglante.

cf/blb/at