DIVERTISSEMENT
09/12/2016 11:47 EST

«Montréal s'allume», une célébration sur six réseaux ce dimanche

Karine Dufour

Les personnalités québécoises n’ont pas attendu d’avoir les deux pieds en 2017 pour souhaiter «bonne fête» à Montréal. Dimanche, elles seront une centaine à déclarer leur amour à la métropole, dans l’émission spéciale Montréal s’allume, qui marque le coup d’envoi des célébrations du 375e anniversaire de la ville.

Céline Dion, Kent Nagano, Ginette Reno, Michel Rivard, Marie-Michèle Desrosiers, Lara Fabian, Patrick Huard, Marie-Mai, Ariane Moffatt, Louis-Jean Cormier, Cœur de pirate, DJ Champion, Charles Lafortune, Patrice L’Écuyer, Éric Salvail, Mariana Mazza, Mariloup Wolfe, Karine Vanasse, les Sœurs Boulay, les Cowboys Fringants, RBO, Jean Leloup, Random Recipe: la liste est longue et s’allongera au fil de ce spécial de 90 minutes. Nos vedettes en ont apparemment long à dire lorsque vient le temps d’ouvrir leur cœur de citadins.

Les quatre grands réseaux francophones, Radio-Canada, TVA, Télé-Québec et V, ainsi que deux chaînes anglophones, CBC et CTV, retransmettront en direct ce grand happening produit par Salvail & Co, entre 20h et 21h30. Ben Mulroney en anime la version anglaise, où témoigneront notamment Céline, Oliver Jones et Mustsumi Takahashi, tandis que la mouture francophone sera un enchaînement d’extraits, d’anecdotes et de prestations musicales et humoristiques.

Outre les débats politiques ou de très occasionnels rassemblements-bénéfices, rares sont les événements qui convainquent les réseaux de télévision québécois de faire front commun et de s’unir pour présenter simultanément une même production.

«C’a été relativement facile, mais en même temps, ce sont des clients qui protègent leurs intérêts», relève Gilbert Rozon, commissaire aux célébrations du 375e de Montréal, lorsqu’on lui demande si l’un ou l’autre des joueurs s’est fait tirer l’oreille.

«On voulait faire une émission riche, joyeuse, mobilisante. On espère que ça sera un début pour tourner la page sur le Montréal bashing. Je pense que les gens en ont un peu marre de se gratter le bobo, d’être dans le négativisme. Ils ont besoin de regarder vers l’avenir de façon positive», ajoute le grand manitou de Juste pour rire.

Galerie photo Montréal s'allume Voyez les images

Illumination

Gilbert Rozon explique que Montréal s’allume remplit «trois promesses». D’abord, on y évoquera rapidement, en une dizaine de minutes, la programmation prévue pour souligner les 375 ans de Montréal, sans toutefois s’attarder les 175 éléments planifiés, question de ne pas devenir un lourd pamphlet publicitaire.

Puis, la parole ira aux artistes, qui offriront tous un point de vue distinct sur Montréal, ses beautés et ses plaisirs.

«Ça se veut constructif, positif, indique Gilbert Rozon. Ce sont des gens qui aiment leur ville, qui expliquent pourquoi, qui montrent Montréal sous différentes facettes.»

Enfin, la chute, le punch, qui devrait susciter beaucoup d’émerveillement, sera l’illumination de lieux iconiques et édifices significatifs de Montréal: le Stade olympique, la Biosphère, l’Oratoire Saint-Joseph, l’hôtel de ville, l’Université de Montréal. On dévoilera en outre l’œuvre picturale du peintre, auteur et cinéaste Marc Séguin, projetée sur le mont Royal, créée en collaboration avec la firme d’effets spéciaux 4U2C et d’autres concepteurs visuels.

Montréal s’allume retiendra aussi l’attention des gens qui vivent à l’extérieur de Montréal, promet Gilbert Rozon. Il y a quelques semaines, une controverse a éclaté lorsque la bande-annonce de l’émission a été dévoilée ; plusieurs se sont insurgés du fait qu’on n’y voyait que des visages blancs, que la diversité culturelle montréalaise n’y était pas du tout représentée. Mais Rozon a rapidement éteint le feu en présentant ses excuses et en assurant qu’un nouveau message promotionnel serait enregistré, afin de mieux refléter la réalité des rues de Montréal.

«C’a aussi été pensé pour les régions, les anglophones et les francophones. On a essayé de donner une place aux communautés ethniques, à la diversité. C’était déjà prévu au départ, mais on l’a mal exprimé dans la bande-annonce.»

L’homme d’affaires sait qu’un concept comme Montréal s’allume prête flanc à la critique, mais invite néanmoins la population à entrer dans la danse. Parce qu’après tout, l’union fait la force.

«C’est sûr qu’on est nerveux, qu’on a le trac, qu’on a peur de se tromper, de mal faire, mais mon Dieu qu’il y a des gens de talent qui se sont penchés sur ce projet pour bien faire, insiste Gilbert Rozon. Moi, j’invite les Montréalais, les Lavallois, les gens de la rive-sud, à décorer leur maison. Je voudrais raffiner l’esprit des Fêtes. Ce sont les journées les plus courtes de l’année, il fait noir, ça prend de la joie de vivre. Ça serait le fun qu’on profite de ce moment festif pour redonner sa joie de vivre à notre ville.»

Encore des annonces

Aux dires de Gilbert Rozon, il reste encore plusieurs annonces à venir concernant les festivités du 375e, et ce, même si certains ont déjà l’impression d’avoir atteint un point de saturation.

«On ne veut pas donner le vertige aux gens inutilement, alors on les sort par blocs. On a commencé par annoncer les événements d’aujourd’hui à février. Mais tout le monde va comprendre quand ça va exister. Je peux bien parler des hivernales, des volets spéciaux d’Igloofest ou de Montréal en lumière, c’est quand on va voir débarquer une vingtaine de chefs et le parcours lumineux de deux kilomètres au centre-ville, qu’on va réaliser. Tant qu’on ne les voit pas, ça reste abstrait. Pour l’instant, on a surtout voulu donner le goût.»

Montréal s’allume, ce dimanche, 11 décembre, à 20h. À Radio-Canada (pour diffusion pancanadienne), Télé-Québec, TVA, V, CBC et CTV, et en webdiffusion en direct ou en rattrapage sur le web.

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