DIVERTISSEMENT
09/12/2016 10:13 EST

Les films à l'affiche dès le 9 décembre 2016 (PHOTOS)

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine Voyez les images

Aquarius

Brésil. 2016. 140 min.

Drame social de Kleber Mendonça Filho avec Sonia Braga, Julia Bernat, Humberto Carrao, Paula De Renor, Maeve Jinkings, Buda Lira.

Clara, la soixantaine, est harcelée par une société immobilière qui veut lui racheter son bel appartement, situé dans un immeuble en bord de mer, à Recife. Survivante d'un cancer du sein, l'ex-journaliste musicale, détentrice d'une impressionnante collection de vinyles, refuse de se laisser intimider. Pire: elle répugne à l'idée de faciliter le travail de ceux qui cherchent ni plus ni moins à embourgeoiser son paradis bohème. Ses voisins ont tous cédé sous la pression, mais elle tient bon, malgré les reproches de certains membres de son entourage, incluant ses enfants, inquiets de la voir habiter seule un bâtiment déserté. Alors que la guerre des nerfs s'intensifie, d'autres, heureusement, lui prêteront main-forte.

Il y a tout lieu de se réjouir à l'idée que Sonia Braga, l'inoubliable interprète de DONA FLOR ET SES DEUX MARIS et de KISS OF THE SPIDER WOMAN, fasse un retour dans un premier rôle au grand écran. Or, ce film, propulsé par d'abondants dialogues et marqué par une approche rétro, n'est pas forcément à la hauteur de sa légende.

The Bounce Back

États-Unis. 2016. 104 min.

Comédie sentimentale de Youssef Delara avec Shemar Moore, Nadine Velazquez, Kali Hawk.

Au cours de la tournée de promotion de son dernier livre, un expert en relations humaines essuie les critiques d'une thérapeute, qui l'accuse de rabâcher des idées préconçues. Mais quand cette dernière le rencontre en personne, elle tombe sous son charme.

D'encre et de sang

Canada. 2016. 83 min.

Drame de Alexis Fortier Gauthier, Francis Fortin et Maxim Rheault avec Martin Desgagné, Lysandre Ménard, Iannicko NíDoua, Fayolle Jean, Diane Jules, Didier Lucien.

Libraire aux ambitions d'écrivain, Sébastien se lie d'amitié avec Joseph, célèbre auteur haïtien. Mais peu après, ce dernier meurt subitement en laissant derrière lui un manuscrit inédit. Sasha, la fille de Sébastien, est durement affectée par la disparition de Joseph. Elle décide d'entrer en contact avec Sidney, le fils du défunt. S'ensuit une relation amoureuse compliquée, placée sous le signe de la dissimulation et du secret.

Ce drame modeste mais prenant a la particularité d'être divisé en trois parties signées par trois cinéastes débutants. Solide, malgré quelques invraisemblances, le récit est bien servi par une réalisation homogène. Les talentueux acteurs contribuent largement à l'efficacité de ce suspense feutré sur les limites de l'identité, de l'amour et de la création.

Déserts

Canada. 2016. 93 min.

Drame poétique de Charles-André Coderre et Yann-Manuel Hernandez avec Hubert Proulx, Victoria Diamond, Elisabeth Locas, Martin Dubreuil.

Un boxeur québécois plaque tout pour partir à Las Vegas, où il rencontre une jeune femme qui l'accompagne dans un périple au coeur du désert de Death Valley. Quand l'aventure tourne au drame, l'ex-petite amie du voyageur vient à son secours.

Issus du cinéma expérimental, les coréalisateurs proposent un voyage sensoriel recherché et exigeant, où les images désertiques grandioses, la musique entêtante et les effets sonores percutants s'interpénètrent dans un montage impressionniste. En dépit d'un récit ténu et parfois maladroitement improvisé, les interprètes habitent leurs personnages avec intensité.

La Fille inconnue

Belgique. 2016. 106 min.

Drame de Luc et Jean-Pierre Dardenne avec Adèle Haenel, Olivier Bonnaud, Jérémie Renier, Louka Minnella, Christelle Cornil, Nadège Ouedraogo, Olivier Gourmet, Fabrizio Rongione, Thomas Doret.

Jenny, médecin généraliste dans une clinique sans rendez-vous de Lièges, entend sonner à la porte, une heure après la fermeture. Réfrénant l'élan de Julien, son stagiaire à qui elle fait la vie dure, elle décide de ne pas répondre. Le lendemain, Julien ne réapparaît pas au bureau. Et la police vient annoncer à Jenny la mort d'une jeune fille aperçue la veille devant sa clinique. Bouleversée, la jeune praticienne prête aux policiers les enregistrements de la caméra de surveillance, qui confirment ses pires craintes: une jeune Africaine effrayée, visiblement en fuite, a sonné à sa porte, une heure après la fermeture. L'identité du corps n'ayant pas été établie, Jenny, rongée par les remords, décide de mener sa propre enquête, durant ses visites à domicile, où elle montre la photo à l'un et l'autre patient. Mais personne, apparemment, ne connaît la défunte. Parallèlement, elle tente de convaincre Julien, qui a renoncé à la médecine, de revenir sur sa décision, à l'heure où elle-même fait le choix de refuser un meilleur travail dans un cabinet privé.

La rigueur absolue, dans la simplicité la plus pure. Deux ans après 2 JOURS, 1 NUIT, les frères Dardenne nous arrivent avec un film de force égale. Différent toutefois dans son approche - caméra plus pudique, respiration moins haletante -, cette quête de vérité et de pénitence est portée par la composition parfaite d'Adèle Haenel (LES COMBATTANTS).

Miss Sloane

États-Unis. 2016. 132 min.

Drame politique de John Madden avec Jessica Chastain, Mark Strong, Gugu Mbatha-Raw, Michael Stuhlbarg, Alison Pill, Jake Lacy.

Elizabeth Sloane est une gagnante. Lobbyiste à Washington, elle mange à tous les râteliers et remporte tous ses combats. Mais une alarme intérieure se met à sonner lorsque le grand cabinet pour lequel elle travaille lui confie le mandat de défendre les intérêts de la National Rifle Association auprès du Congrès, afin de stopper un projet de loi visant un contrôle plus strict des armes à feu. Horripilée, Elizabeth claque la porte et entraîne son équipe chez un concurrent, où elle a pour défi de faire passer le projet de loi. Bien que convaincue du bon sens moral de son combat, Elizabeth recourt aux mêmes tactiques de mensonges et d'anticipation pour déjouer son adversaire, au mépris des sentiments de ceux et celles qui l'épaulent. Incapable de la mettre en échec, son adversaire conspire avec un sénateur afin de la faire traduire devant une commission d'enquête.

Trahison, tordage de bras et grands numéros de poudre aux yeux sont au menu de cette production très divertissante et hautement cynique, qui entend soigner le mal par le mal. Sous la direction habile mais guère transcendante de John Madden (THE DEBT), Jessica Chastain semble s'amuser, bien qu'elle défende une vision assez misogyne du pouvoir au féminin.

Office Christmas Party

États-Unis. 2017. 105 min.

Comédie de Josh Gordon et Will Speck avec T.J. Miller, Jason Bateman, Jennifer Aniston, Olivia Munn, Kate McKinnon, Courtney B. Vance, Vanessa Bayer, Karan Soni, Rob Corddry, Jillian Bell.

Présidente de la firme de haute technologie fondée par son défunt père, Carol Vanstone annonce à son frère cadet Clay, responsable de la filiale de Chicago, qu'elle licenciera 40% du personnel d'ici la fin de l'exercice financier, soit dans moins de 24 heures. Pire, il n'y aura aucun bonus de fin d'année. Attaché à ses employés, malgré ses piètres qualités de gestionnaire, Clay mise sa dernière carte: faire signer un contrat au riche et influent Walter Davis. Or, ce dernier déplore le manque d'esprit d'équipe et de camaraderie au sein de la compagnie. Pour le détromper, Clay entreprend d'organiser un méga party de Noël dans les bureaux, malgré l'interdiction formelle de sa soeur. Et pour le seconder, il fait appel à Josh, son très compétent directeur technique, et Tracey, la plus brillante ingénieure de la firme. D'abord peu à l'aise devant les excès de certains convives, Walter se transforme en redoutable fêtard après avoir inhalé une grande quantité de cocaïne, provenant d'un ventilateur qui était censé propager de la neige artificielle.

Ce troisième opus des coréalisateurs de BLADES OF GLORY et THE SWITCH déçoit. Dispersé, peu cohérent et bavard, l'ensemble repose sur un humour outrancier pas très inspiré et une mise en scène certes exubérante, mais seulement par intermittences. Il en va de même de l'interprétation, enthousiaste mais manquant d'unité.