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08/12/2016 10:04 EST | Actualisé 09/12/2017 00:12 EST

Syrie: l'EI se rapproche de Palmyre, 34 combattants prorégime tués

Au moins 34 membres des forces prorégime ont été tués jeudi dans une offensive du groupe Etat islamique (EI) qui se rapproche de la ville antique de Palmyre dans la province syrienne de Homs (centre), a indiqué une ONG.

"Les jihadistes ont avancé jeudi, dans une attaque surprise en direction de Palmyre et leur point le plus proche de la ville est Jabal Hayane, à quatre km au sud-ouest", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Lors de leur avancée dans cette zone désertique, ils ont pris le contrôle l'ancienne forteresse romaine de Khan Khalabat à 27 km de Palmyre.

L'EI avait occupé le site antique de Palmyre, classé au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unescon, en mai 2015. Il y avait commis d'effroyables destructions, avant d'en être chassé par l'armée syrienne, appuyé par la Russie, en mars 2016.

Par ailleurs, selon l'OSDH, "au moins 34 membres des forces du régime et des combattants alliés ont été tués dans des attaques simultanées menées par les jihadistes près des champs pétroliers et gaziers de Mahr et Chaar, ainsi qu'ailleurs dans la province" (de Homs), a précisé l'Observatoire.

"L'EI a réussi à s'emparer de sept check-points et d'autres positions tenues par les progouvernementaux qui ont été forcés de se retirer au milieu de violents combats", a-t-il ajouté.

Les champs pétroliers et gaziers se trouvent dans une région peu peuplée dans l'est de la province, contrôlée par le gouvernement. Les combats se poursuivent, selon l'Observatoire.

L'EI ne domine plus qu'une vaste zone désertique de l'est de la province de Homs mais lance régulièrement des attaques contre des positions isolées de l'armée, y compris les champs pétroliers, difficiles à protéger.

Le régime tient la plupart de la province de Homs. Des groupes rebelles contrôlent des localités dans le nord de cette région.

Dans la province de Raqa, où l'EI contrôle la capitale provinciale éponyme et d'autres secteurs, 11 civils ont été tués avant l'aube dans le village d'Al-Mashrifa par des frappes qui auraient été menées par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, selon l'OSDH.

Trois autres personnes ont trouvé la mort dans des raids qui auraient été également lancés par la coalition sur le village d'Al-Abarah, dans la même province, a ajouté l'ONG.

Les deux villages visés sont aux mains de l'EI.

La coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui a lancé une offensive contre la ville de Raqa, a achevé la première étape de cette opération en grignotant du territoire autour de la "capitale" de facto de l'EI en Syrie.

Dans la province septentrionale d'Alep, où rebelles, régime et jihadistes sont présents, huit personnes ont péri dans des frappes sur le village de Bzaa sous contrôle de l'EI dans le nord-est, a indiqué l'OSDH, sans être en mesure de dire qui les avaient menées.

Outre la coalition internationale, l'aviation turque opère dans cette zone.

La Turquie a lancé en août une opération sans précédent dans le nord syrien, en affirmant viser aussi bien l'EI que les combattants kurdes.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations réclamant des réformes, la guerre en Syrie, qui s'est graduellement complexifiée avec l'implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes, a fait plus de 300.000 morts et contraint plus de la moitié de la population à fuir son foyer.

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