NOUVELLES
08/12/2016 08:31 EST | Actualisé 09/12/2017 00:12 EST

Mali: le procès du chef de l'ex-junte Amadou Sanogo renvoyé à 2017

Le procès du chef de l'ex-junte malienne Amadou Sanogo, poursuivi pour implication dans l'assassinat d'une vingtaine de soldats en 2012, a été renvoyé jeudi à 2017, a-t-on appris auprès de la défense et des parties civiles.

Amadou Sanogo comparaît avec 16 co-prévenus, tous des militaires, pour "enlèvement et assassinat, complicité d'enlèvement et d'assassinat" de soldats dont les corps ont été retrouvés dans un charnier en 2013. Il encourt la peine de mort.

Le procès, qui se déroule devant une cour d'assises à Sikasso (environ 380 km au sud de Bamako), "est renvoyé à la prochaine session et les accusés restent en détention", a résumé pour l'AFP un des avocats des parties civiles joint par téléphone sur place.

"La cour a renvoyé le procès à la prochaine session" et "a rejeté notre demande de liberté provisoire", a confirmé à l'AFP un des avocats de la défense, Me Harouna Toureh, également contacté par téléphone.

Selon les deux avocats, aucune date n'a été précisée, et aucune indication de lieu fournie. "Ca peut être dans un mois, comme dans deux ou trois mois", a indiqué Me Toureh.

C'est le quatrième renvoi de ce procès, qui s'était ouvert le 30 novembre dans la ville de Sikasso, à environ 380 km au sud de Bamako, la capitale.

Pour Me Harouna Toureh, "le dossier n'était pas en état d'être jugé à cette session" en raison d'"irrégularités énormes".

Les avocats des prévenus se réjouissent du nouveau renvoi du procès mais ne sont "qu'à demi-satisfaits", selon Me Toureh, car la défense regrette le rejet de la demande de mise en liberté provisoire des prévenus.

Les soldats dont les corps ont été retrouvés dans le charnier en 2013 étaient membres d'une unité d'élite de l'armée dite "Bérets rouges".

Opposés au putsch de mars 2012 conduit par Amadou Sanogo, alors obscur capitaine de l'armée, qui a renversé le président Amadou Toumani Touré, les "Bérets rouges" avaient vainement tenté un contre-coup d'Etat un mois plus tard avant d'être pourchassés par les putschistes.

bur-cs/mrb/lp