NOUVELLES
08/12/2016 08:11 EST | Actualisé 09/12/2017 00:12 EST

France: le "scandale Cahuzac" nouvelle affaire judiciaire touchant un dirigeant français

D'autres affaires judiciaires retentissantes ont déjà mis en cause des ministres, présidents ou Premiers ministres français.

En voici quelques-unes:

1991 - LE SANG CONTAMINE - Le Premier ministre Laurent Fabius, ses ministres Georgina Dufoix (Affaires sociales), Edmond Hervé (Santé), en poste en 1985, sont inculpés pour "complicité d'empoisonnement" pour n'avoir pas fait arrêter la distribution de produits sanguins contaminés par le virus du sida. Quatre médecins seront condamnés, Fabius et Dufoix relaxés, Hervé condamné mais dispensé de peine.

1994 - ELF: La justice met au jour un impressionnant réseau de trafic d'influences, de corruption et de détournements de fonds qui implique les dirigeants du groupe pétrolier (Loïk Le Floch-Prigent condamné à 5 ans de prison ferme) et des ministres. Condamné à six mois ferme, l'ex-chef de la diplomatie Roland Dumas est relaxé en appel en 2003.

2011 - DSK ET LE SOFITEL: l'ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et grand favori des sondages pour l'élection présidentielle, est accusé de viol par une femme de ménage du Sofitel de New York. L'affaire s'achève fin 2012 par un accord financier confidentiel avec son accusatrice, Nafissatou Diallo.

- EMPLOIS FICTIFS: l'ancien président Jacques Chirac est condamné à 2 ans de prison avec sursis dans l'affaire dite des emplois fictifs de la Ville de Paris à l'époque où il en était maire. Il devient le premier ex-président français condamné depuis le chef du régime de Vichy Philippe Pétain jugé en 1945 pour avoir collaboré avec les occupants nazis.

Avant lui, son ancien Premier ministre Alain Juppé avait été condamné en appel en 2005 à un an d'inéligibilité et 14 mois de prison avec sursis dans cette affaire.

2016 - DEPENSES DE CAMPAGNE: l'ancien président de droite Nicolas Sarkozy est inculpé en février pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, soupçonné d'avoir voulu cacher une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d'euros. La justice enquête en outre depuis 2013 sur des accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

doc-jba/alc/chp/pjl/ib