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07/12/2016 09:02 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Une "Barbie ouvrière" géante à Paris pour dénoncer les conditions de travail en Chine

Une "Barbie ouvrière" géante a été exposée mercredi dans les rues de Paris pour dénoncer "l'envers du décor" des jouets de Noël des grandes marques, et les conditions de travail des ouvrières qui les fabriquent en Chine.

"Barbie ouvrière" à taille humaine était installée au coeur de sa boîte rose de chez "Mattée", taguée de slogans : "salaire de misère", "13 heures par jour" et "rentabilité maximum".

A trois semaines de Noël, ActionAidFrance-Peuples solidaires voulait alerter sur les conditions de travail dans quatre usines chinoises fabriquant pour Mattel, Disney, Hasbro, après une enquête de son partenaire, l'ONG China Labour Watch (basée à New York).

"On cherche à montrer l'envers du décor considéré comme féérique et très fructueux pour les grandes marques du jouet", a expliqué Mégane Ghorbani, responsable d'ActionAid France.

Les usines de jouets, où les conditions de travail sont spécialement mauvaises -- jusqu'à 72 heures de travail hebdomadaires-- et les salaires inférieurs de 5% au salaire minimum local, embauchent de préférence des femmes considérées comme "plus faciles à gérer" que les hommes, selon ActionAid.

Pendant son enquête, China Labour Watch a constaté "l'exploitation du travail des femmes, les violences basées sur le genre sur le milieu de travail, les abus de droit en termes de santé sexuelle et reproductive, des discriminations faites aux femmes enceintes, et aussi l'absence des femmes dans les postes de décision", selon ActionAid.

L'enquête a été menée entre mai et septembre dans quatre usines du sud de la Chine qui produisent notamment Barbie, Hello Kitty ou encore les princesses Disney.

En novembre, l'ONG Solidar Suisse avait mis en scène un Ken en chair et en os à Lausanne pour dénoncer les conditions de travail dans l'industrie chinoise du jouet.

ap-jg/pjl

MATTEL

HASBRO

THE WALT DISNEY COMPANY