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07/12/2016 06:16 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Trump choisit le gouverneur de l'Iowa comme ambassadeur en Chine (médias)

Donald Trump va désigner le gouverneur de l'Iowa, Terry Branstad, comme ambassadeur en Chine, selon plusieurs médias américains, un poste très exposé si on en croit le ton très dur adopté par le président élu envers Pékin.

Pékin a qualifié M. Branstad, 70 ans, de "vieil ami", lors du point de presse quotidien du ministère des Affaires étrangères.

"Nous espérons qu'il pourra contribuer au développement des relations bilatérales", a déclaré le porte-parole, Lu Kang.

"Nous sommes prêts à travailler à améliorer les relations bilatérales quelle que soit la personne qui prendra le poste", a-t-il ajouté.

Le gouverneur a rencontré M. Trump mardi, mais il a refusé d'indiquer si le président élu lui avait offert l'ambassade à Pékin.

L'agence Bloomberg a annoncé la première la nomination mardi soir citant des sources anonymes.

Selon l'agence, M. Branstad - déjà gouverneur de l'Iowa de 1983 à 1999 - a rencontré le président chinois Xi Jinping pour le première fois en 1985, quand celui qui n'était alors qu'un responsable provincial a visité l'Iowa.

La Chine est le deuxième marché d'exportation pour cet Etat du centre des Etats-Unis. Celles-ci (pour la très grande part des céréales) ont atteint environ 2,6 milliards de dollars en 2015.

M. Branstad - qui est redevenu gouverneur en 2011 - s'est depuis rendu plusieurs fois en Chine et il a organisé un dîner en l'honneur de Xi Jinping dans la capitale de l'Iowa, Des Moines en 2012, peu avant que M. Xi ne devienne président.

Terry Branstad a soutenu Donald Trump très tôt dans la campagne pour la présidentielle et son fils a été le directeur de campagne de M. Trump dans cet Etat clé.

Le président élu, qui a fait campagne en promettant de faire revenir des emplois manufacturier aux Etats-Unis, a attaqué la Chine tous azimuts, l'accusant en particulier de faire une concurrence déloyale à l'Amérique.

Il a aussi rompu 40 ans de tradition diplomatique américaine en acceptant de parler à la présidente de Taïwan.

Pékin a réagi en se plaignant officiellement de cette conversation.

Pékin considère Taïwan, séparée politiquement du reste de la Chine depuis 1949, comme une de ses provinces. Washington, tout en reconnaissant officiellement cet état de fait, entretient des relations économiques avec Taïwan.

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