NOUVELLES
07/12/2016 08:10 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Tata Steel s'engage à rester au Royaume-Uni et à y investir davantage

Le groupe indien de la sidérurgie Tata Steel a clarifié ses intentions pour le Royaume-Uni en s'engageant à rester dans le pays via de nouveaux investissements notamment sur son site géant de Port Talbot (Pays de Galles).

Tata Steel UK a indiqué dans un communiqué mercredi avoir conlu un accord avec les syndicats sur plusieurs propositions visant à garantir l'avenir de ses activités britanniques.

La société précise qu'elle va continuer à investir sur ses différents sites, changer le système de retraite, tout en proposant jusqu'à 2021 un pacte pour l'emploi et le maintien du haut fourneau de Port Talbot, sans beaucoup plus de précisions.

Les syndicats Unite, Community et GMB, avaient quant à eux indiqué dans un communiqué commun publié quelques minutes plus tôt que l'accord prévoyait un investissement d'un milliard de livres sur dix ans, principalement à Port Talbot, un pacte pour l'emploi qui inclut l'engagement d'essayer d'éviter tout licenciement sec pendant cinq ans ainsi qu'une refonte du système de retraite, jusqu'à présent très déficitaire.

Ils observaient que cet engagement intervient alors que Tata Steel UK avait envisagé de céder ses activités britanniques faute de rentabilité.

Le flou régnait jusqu'à présent sur la stratégie du groupe dans le pays, où il emploie encore 11.000 personnes.

Il avait annoncé fin novembre être sur le point de céder ses activités dans les aciers spécialisés au Royaume-Uni, qui emploient 1.700 personnes, pour une valeur de 100 millions de livres (117 millions d'euros).

Tata Steel UK avait indiqué au début du printemps qu'il envisageait de céder ses activités britanniques faute de pouvoir les rentabiliser face à l'afflux sur le marché européen de masses d'acier à prix cassé importé de Chine. Il a formalisé peu après la vente de ses activités d'acier long au Royaume-Uni et en France.

Début juillet, il avait dévoilé l'ouverture de discussions stratégiques "avec plusieurs entreprises, dont l'allemand Thyssenkrupp", en vue de créer une coentreprise européenne dans l'acier comme alternative à la vente de ses activités britanniques restantes.

pn-jbo/mct