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07/12/2016 12:12 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Syrie: pas d'avancée entre Kerry et Lavrov sur un projet de trêve pour Alep

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov ont discuté mercredi soir en Allemagne, mais sans réelle avancée, d'un projet de cessation des combats et d'évacuation des rebelles et civils à Alep.

"Nous avons évidemment parlé de la situation terriblement difficile à Alep et avons échangé quelques idées. Nous avons l'intention de reprendre contact (jeudi) matin pour voir où nous en sommes", a déclaré M. Kerry après une heure de tractations avec M. Lavrov dans un grand hôtel de Hambourg, en marge d'une réunion annuelle de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

Cette nouvelle rencontre entre les deux ministres a eu lieu alors que six pays occidentaux, dont les Etats-Unis, ont appelé dans un communiqué commun à un "cessez-le-feu immédiat" devant la "catastrophe humanitaire" à Alep, exhortant la Russie et l'Iran à "user de leur influence" sur le régime syrien pour y parvenir. Cette déclaration est signée également des dirigeants français, allemand, canadien, italien et britannique.

Interrogé au début de la réunion à Hambourg sur l'accord de la Russie à un éventuel cessez-le-feu, M. Lavrov avait sèchement répondu: "J'étais d'accord et je confirme le soutien à la proposition américaine du 2 décembre".

Le chef de la diplomatie russe faisait allusion à une entrevue avec John Kerry vendredi dernier à Rome au cours de laquelle les deux ministres se seraient mis d'accord sur un plan d'évacuation des civils et des rebelles d'Alep-Est et sur un nouveau cessez-le-feu.

Des tractations techniques russo-américaines devaient se tenir cette semaine à Genève mais elles ont été annulées mardi et M. Lavrov en avait rejeté la responsabilité sur la partie américaine. Ce que John Kerry avait réfuté.

Mardi, le secrétaire d'Etat sortant, qui quittera ses fonctions le 20 janvier, avait plaidé pour une relance des négociations politiques entre le régime syrien et l'opposition, avec l'aide de la Russie, alliée du président Bachar al-Assad.

Ces trois dernières années, John Kerry a inlassablement milité pour une "solution politique" en Syrie et il a négocié d'arrache-pied avec Sergueï Lavrov. Mais en vain.

Le chef de la diplomatie américaine sortant, en tournée d'adieux en Europe, est attendu à Paris à partir de jeudi pour assister, samedi, à une réunion de pays occidentaux et arabes de soutien à l'opposition syrienne, a indiqué mercredi le département d'Etat.

Les rebelles syriens ont appelé mercredi à un cessez-le-feu immédiat de cinq jours à Alep et à l'évacuation des civils, après avoir perdu encore du terrain dont la vieille ville face aux troupes du régime

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