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07/12/2016 09:26 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Pyongyang en accusation sur les droits de l'homme à l'ONU vendredi

Le régime communiste de Corée du Nord va se retrouver vendredi en accusation au Conseil de sécurité de l'ONU pour ses violations des droits de l'homme, pour la troisième année consécutive, selon des diplomates mercredi.

Seule alliée de Pyongyang, la Chine devrait, comme lors des deux années précédentes, tenter de s'opposer à la tenue de cette réunion en demandant un vote de procédure. Mais les diplomates s'attendent à ce que cette demande soit repoussée.

La réunion de vendredi a été demandée par les Etats-Unis et huit autres membres du Conseil, Royaume-Uni, Japon, France, Nouvelle-Zélande, Espagne, Ukraine, Uruguay et Malaisie.

Dans une lettre conjointe datée du 1er décembre, les neuf pays souhaitaient que le Conseil puisse obtenir "de plus amples informations sur cette situation et sur ses implications pour la paix et la sécurité internationales".

La Chine fait valoir que cette question doit être discutée uniquement dans le cadre du Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui siège à Genève.

L'an dernier, la Russie, l'Angola et le Venezuela avaient soutenu la position chinoise.

Le Conseil de sécurité vient de renforcer les sanctions internationales contre Pyongyang, en limitant notamment ses ventes de charbon à la Chine, en réponse au cinquième essai nucléaire mené par la Corée du Nord le 9 septembre.

Cette session spéciale annuelle du Conseil avait été instaurée en décembre 2014 à la suite d'un rapport accablant de l'ONU. Celui-ci dénonçait des exactions "sans égal dans le monde contemporain", dont des tortures et des exécutions sommaires, et la détention de plus de 80.000 prisonniers politiques.

Chaque année, l'Assemblée générale de l'ONU adopte aussi une résolution dénonçant les violations des droits de l'homme en Corée du Nord.

Le mois dernier, les pays membres de l'ONU ont dénoncé en particulier le fait que des fonds qui pourraient soulager la crise humanitaire dans le pays soient affectés aux programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.

L'Assemblée générale réclame aussi que le Conseil saisisse la Cour pénale internationale de la situation en Corée du Nord. Mais une telle initiative serait certainement bloquée par la Chine, qui dispose d'un droit de veto au Conseil.

avz/bdx