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07/12/2016 06:15 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Plan d'action gouvernemental contre l'itinérance: manque de moyens et de volonté

MONTRÉAL — Deux ans après l'adoption du plan d'action gouvernemental en matière d'itinérance, des groupes concernés se plaignent du manque de volonté politique pour le déployer et du manque de moyens dont il dispose.

Quelques-uns de ces groupes ont rencontré la presse, mercredi à Montréal, pour faire le point sur le déploiement de ce Plan d'action interministériel en itinérance 2015-2020.

D'abord, ils déplorent que le plan ait été mis en oeuvre de façon inégale selon la région. Dans certains cas, les ministères visés ont effectivement rencontré des groupes communautaires de leur région et ont commencé à travailler de concert. Mais dans bien des cas, le tout a traîné et traîné, ce qui fait que le plan n'a guère été déployé.

Ensuite, ces groupes déplorent le fait que cette politique de lutte contre l'itinérance ait été carrément annihilée par d'autres mesures gouvernementales, comme l'adoption d'une réforme de l'aide sociale qui permet de réduire le chèque versé aux premiers demandeurs de prestations à 399 $.

Mais surtout, ces groupes dénoncent le manque de moyens pour véritablement lutter contre l'itinérance, qu'il s'agisse de mesures touchant le logement social ou les services sociaux, par exemple.

La Ville de Montréal trouve toutefois grâce à leurs yeux, puisque celle-ci a au moins investi dans certaines mesures.