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07/12/2016 16:55 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

« On est comme à l'époque de Maurice Richard » - GSP

Georges Saint-Pierre dit que son projet d'association des combattants en arts martiaux mixtes se fera, mais il ne sait pas quand.

« Au hockey, à l'époque, il y a eu Maurice Richard, et je suis certain qu'il aurait aimé que ça se fasse, a-t-il affirmé mercredi lors d'un événement caritatif pour enfants.

« Je ne fais qu'une comparaison, mais en MMAAA, on est comme à l'époque de Maurice Richard, estime-t-il. La question n'est pas de savoir si ça se fera, mais quand. Ça se fera à plus ou moins brève échéance. »

Il y a une semaine, Saint-Pierre et des combattants de l'UFC ont annoncé la création de l'Association des athlètes d'arts martiaux mixtes (Mixed Martial Arts Athletes Association: MMAAA).

« Ça prend beaucoup de mon énergie en ce moment. Je ne suis pas payé pour le faire; je le fais parce que c'est une bonne cause. Je le fais parce que j'aurais aimé, avant, que quelqu'un l'ait fait pour moi. Mais l'infrastructure du sport à l'époque ne le permettait pas. Là, on peut le faire. »

Cela dit, il y a des obstacles.

Mardi, le groupe de GSP a reçu une mise en demeure de la part d'avocats exigeant que la MMAAA arrête de courtiser et d'offrir des contrats aux lutteurs de la UFC.

La MMAAA a rétorqué qu'elle n'en tiendra pas compte, expliquant que « ces avocats ne représentent qu'un petit groupe de lutteurs, et veulent faire un coup d'argent ».

Pour protéger les combattants

« Les conditions actuelles sont insupportables », estime Georges Saint-Pierre.

Au fil des ans, Saint-Pierre dit avoir revu des combattants qui ne sont plus les mêmes personnes. Il se considère d'ailleurs comme un cas particulier de son sport.

« J'ai été chanceux. J'ai travaillé fort et j'ai fait ma chance, a-t-il concédé. Mais je suis un peu une exception dans le déroulement de ma carrière, parce qu'en ce moment, j'ai beaucoup d'argent et je suis en pleine santé. C'est très, très rare que ça se passe comme ça. »

« La plupart des gens qui finissent n'ont pas d'argent et leur santé dégringole. Ils n'ont pas de soins, pas d'assurance, précise-t-il. Ils n'ont rien et sont un peu laissés à eux-mêmes. C'est vraiment très dommage, car la plupart du monde a une famille à faire vivre. »

L'un des objectifs de St-Pierre et de la nouvelle association est de permettre aux combattants de bénéficier d'une plus grande part des revenus émanant de l'UFC. C'est la raison pour laquelle, explique-t-il, son groupe a fait appel à Bjorn Rebney à titre de conseiller technique.

« Quand Bjorn était promoteur, il donnait plus de 50% aux combattants. La UFC donne 8%, rappelle Georges St-Pierre. On oublie parfois que la UFC, c'est tellement gros, qu'elle a le monopole sur toutes les autres organisations qui paraissent insignifiantes à côté. »