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07/12/2016 06:36 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Le ministre britannique des Finances en Afrique du Sud pour "renforcer les liens" avant le Brexit

Le ministre britannique des Finances Philip Hammond s'est engagé mercredi à "renforcer les liens économiques" avec l'Afrique du Sud, où il a entamé une tournée qui le conduira aussi en Asie pour rallier des soutiens avant la sortie de Londres de l'UE.

"Alors que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne, nous allons renforcer notre travail avec nos partenaires internationaux pour construire des liens économiques plus forts dans le monde", a déclaré M. Hammond.

La première économie du continent africain est "un partenaire stratégique clé pour le Royaume-Uni en Afrique et sur le plan international, et nous sommes déterminés à renforcer" ce partenariat, a-t-il ajouté dans un communiqué diffusé par l'ambassade britannique à Pretoria.

L'Afrique du Sud constitue le premier marché africain à l'export des produits britanniques et le commerce entre les deux pays a atteint près de 8 milliards de livres (9,5 milliards d'euros) en 2015, a précisé le Trésor.

Au premier jour de sa visite en Afrique du Sud, M. Hammond s'est entretenu avec son homologue Pravin Gordhan et avec la ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, ainsi qu'avec des chefs d'entreprise.

Il a offert "le soutien" du Royaume-Uni aux entreprises qui travaillent dans des "secteurs clés pour l'économie britannique, comme les services financiers", selon le communiqué.

M. Hammond a notamment annoncé un contrat d'une valeur de 180 millions de livres (213 millions d'euros) entre le constructeur britannique Rolls Royce et la compagnie aérienne South African Airways pour l'achat de moteurs qui équiperont cinq appareils Airbus A330.

Avant sa tournée, le ministre des Finances avait expliqué qu'avec la sortie de l'UE, "l'avenir de la prospérité du Royaume-Uni" dépendrait "non seulement du maintien de liens économiques forts avec nos voisins européens, mais aussi du renforcement des partenariats économiques avec le reste du monde".

M. Hammond s'est déjà rendu aux Etats-Unis, en Chine et à Bruxelles pour des réunions internationales, mais il s'agit de son premier déplacement à l'étranger consacré au Brexit.

Lors de son étape au Japon, M. Hammond doit rencontrer le patron du géant nippon des télécommunications Softbank, qui vient d'acquérir le groupe britannique de puces électroniques ARM Holdings pour 24 milliards de livres (28,4 milliards d'euros).

Une fois sorti de l'UE, le Royaume-Uni voudrait conclure des accords économiques bilatéraux avec divers pays développés ou émergents de façon à devenir une grande puissance commerciale en tant que telle - alors qu'il est aujourd'hui intégré aux accords conclus par l'UE en son nom.

Le Royaume-Uni a en outre commencé à travailler à sa future adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dont il fait actuellement partie en tant que membre de l'UE.

Le gouvernement britannique voudrait entamer les négociations de sortie avec Bruxelles avant fin mars 2017 au plus tard.

Côté européen, le "M. Brexit" de la Commission, Michel Barnier, a prévenu mardi que cet accord devrait être conclu d'ici à octobre 2018.

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