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07/12/2016 13:17 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Italie: Moody's abaisse à négative la perspective de la dette

L'agence de notation Moody's a abaissé mercredi de stable à négative la perspective de la note de la dette de l'Italie après l'échec du référendum qui a conduit à la démission du gouvernement italien.

En abaissant la perspective, Moody's implique que la note de la dette italienne, qui reste pour l'instant à "Baa2", pourrait être dégradée dans les prochains mois.

Moody's explique que sa décision est d'abord liée "à la moindre probabilité, à la suite du +non+ au référendum constitutionnel dimanche, que le gouvernement italien puisse faire des progrès tangibles vers les réformes économiques et budgétaires nécessaires afin de stabiliser le profil de solvabilité du gouvernement".

L'agence souligne que la réduction de "l'important endettement de l'Italie risque d'être reportée vu les perspectives de croissance atone à moyen terme et les récents dérapages budgétaires". "Cela va prolonger l'exposition" de l'endettement "à des chocs imprévisibles", ajoute l'agence.

La croissance réelle du Produit intérieur brut en Italie a été "plate pendant plus de 15 ans et la productivité a à peine augmenté en 20 ans", souligne encore Moody's. L'agence ajoute que les réformes économiques entreprises jusqu'ici "n'ont eu qu'un effet limité sur les perspectives de croissance à moyen terme comme sur celles de l'évolution budgétaire".

"Le rejet par le peuple de la réforme constitutionnelle dimanche pose une nouvelle menace sur l'achèvement des réformes (économiques), ce qui augmente le risque d'une accélération de l'affaiblissement du profil de solvabilité" du pays, ajoute Moody's.

Les Italiens ont massivement rejeté dimanche par référendum la réforme constitutionnelle voulue par le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, qui a dû présenter sa démission.

Dès octobre, avant la tenue du référendum, l'agence Fitch avait également abaissé la perspective de la note de la dette italienne, maintenue à "BBB+", craignant qu'une victoire du non ne constitue un "choc politique".

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