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07/12/2016 03:22 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Grèce: relaxe de l'ex-responsable des statistiques pour certaines infractions

L'ex-responsable de l'Office grec de statistique a été relaxé par un tribunal d'Athènes de diverses infractions liées à ses fonctions, première étape d'une bataille juridique portant sur un présumé maquillage des chiffres du déficit public, a indiqué mercredi une source judiciaire.

Andreas Giorgiou, directeur d'Elstat de 2010 à 2015, était notamment poursuivi pour avoir conservé durant quelques mois ses précédentes fonctions au FMI après avoir été recruté par l'Office de statistique. On lui reprochait également de ne pas avoir convoqué le conseil d'administration d'Elstat comme il était tenu de le faire.

Le tribunal l'a relaxé mardi de ces accusations.

La principale infraction reprochée à M. Giorgiou reste cependant à juger. Il est en effet soupçonné d'avoir artificiellement gonflé les chiffres du déficit public de 2010, ce qui aurait facilité la tâche aux créanciers de la Grèce pour imposer à cette dernière des conditions plus sévères en échange d'un plan de sauvetage de 110 milliards d'euros en 2010.

Il encourt vingt ans de prison pour cette affaire, mais, le mois dernier, le parquet a recommandé l'abandon des poursuites.

M. Giorgiou a reçu le soutien marqué de l'UE, la commissaire aux affaires sociales Marianne Thyssen soulignant notamment au mois d'août dernier que "les données sur la dette grecque sont totalement fiables" et ont été "correctement rapportées" à Eurostat, l'office de statistiques européen, durant le temps de sa direction.

"Contrairement à la situation au cours de la période précédente", avait-elle précisé.

Les poursuites avaient été ouvertes contre M. Giorgiou en 2013 sous le précédent gouvernement droite-socialiste d'Antonis Samaras, après des accusations d'une collaboratrice.

Elles avaient été abandonnées en 2015 mais la Cour suprême grecque a rouvert début août l'affaire, alimentant les soupçons d'un règlement de comptes politique voulu par le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras, ce que ce dernier dénie.

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