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07/12/2016 09:42 EST | Actualisé 08/12/2017 00:12 EST

Autriche : début du procès de deux hommes soupçonnés d'être liés aux attentats de Paris

Un Marocain et un Algérien accusés de complicité avec des membres du groupe Etat islamique (EI) liés aux attentats de Paris en novembre 2015 ont nié les faits qui leur sont reprochés à l'ouverture de leur procès, mercredi, devant le tribunal de Salzbourg.

Les deux hommes, âgés de 26 et 41 ans, avaient été arrêtés le 18 décembre dans un foyer de réfugiés de cette ville située à la frontière allemande, après être entrés en Europe par la Grèce à l'automne 2015.

Ils comparaissent pour "participation à une organisation terroriste" car il leur est reproché d'avoir aidé "tant logistiquement que par la fourniture d'informations et l'établissement de contacts" deux suspects qui voulaient participer aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

Ces deux hommes, Adel Haddadi, un Algérien de 29 ans, et Mohamad Usman, un Pakistanais de 35 ans, avaient été arrêtés huit jours plus tôt dans le même foyer salzbourgeois. Ils sont tous deux soupçonnés d'avoir voulu former un "quatrième commando" pour participer aux attentats de Paris (130 morts) mais d'en avoir été empêchés en raison d'une mise en détention de quelques semaines en Grèce car ils voyageaient avec de faux passeports.

Devant le tribunal de Salzbourg, qui a entendu les deux accusés mercredi, l'Algérien de 41 ans a justifié ses voyages en Europe par des visites familiales, selon ses propos rapportés par l'agence APA. Il n'a pas expliqué pour quelle raison figurait dans son téléphone portable le numéro de Adel Haddadi.

Le Marocain de 26 ans a nié toute appartenance au groupe EI et condamné les agissements de cette organisation. Il a expliqué avoir prêté son téléphone à d'autres demandeurs d'asile du foyer où il se trouvait pour y expliquer la présence des coordonnées de Haddadi. Selon l'accusation, cet homme aurait servi d'"éclaireur" au groupe EI, chargé de repérer les itinéraires vers l'Europe et de mettre en lien différents réseaux.

Le procès se poursuivra le 2 février.

Extradés en France fin juillet, Haddadi et Usman avaient débarqué sur l'île grecque de Leros le 3 octobre 2015 en se mêlant au flux des réfugiés syriens, en même temps que deux Irakiens non identifiés qui se sont fait exploser près du Stade de France le 13 novembre.

smk/mct