POLITIQUE
05/12/2016 10:31 EST | Actualisé 05/12/2016 10:43 EST

Trump ne va pas déchirer l'ALENA, selon l'un de ses proches conseillers

Il dit que le président désigné croit au libre-échange.

OTTAWA – Le président désigné Donald Trump ne va pas déchirer l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui lie les États-Unis, le Canada et le Mexique. C’est du moins ce qu’a indiqué l’un de ses conseillers lundi, selon The Hill.

Anthony Scaramucci, un conseiller senior dans l’équipe de transition de Trump, a dit à des gens d’affaires conviés à une rencontre bipartisane du groupe No Labels que le futur président croit au libre-échange et ne cherche pas à laisser tomber les accords en place.

« Je ne pense pas que nous cherchons à déchirer l’ALENA autant que nous voulons le réaligner et le rendre plus équitable », a-t-il expliqué, avant de dire que Trump entretient une « excellente relation » avec le président mexicain Enrique Peña Nieto et que les deux hommes se parlent régulièrement.

« Je ne pense pas que quiconque dans l’administration, du haut vers le bas, cherche le protectionnisme, a ajouté Scaramucci. Nous comprenons le préjudice économique et l’impact que cela pourrait avoir. Je ne pense pas que quiconque dans l’administration cherche à imposer des tarifs, mais ce sont des grands moyens, si vous voulez, à étaler si nous ne pouvons pas faire en sorte que les accords économiques soient de notre côté et soient bénéfiques pour le peuple américain. »

Le président désigné a répété, pendant la campagne électorale, que l’ALENA était le « pire accord commercial » de toute l’histoire des États-Unis. L’accord avait été signé par l’ancien président républicain George H. W. Bush, mais il est entré en vigueur en 1994 sous l’administration du démocrate Bill Clinton.

Depuis l’élection de Trump, tant le Canada que le Mexique ont indiqué qu’ils étaient ouverts à revoir l’ALENA. Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé que le Canada était prêt à renégocier l’accord, alors que la ministre des Affaires étrangères du Mexique, Claudia Ruiz Massieu, a dit que le Mexique était prêt à le « moderniser ».

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