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05/12/2016 12:23 EST | Actualisé 06/12/2017 00:12 EST

«Lock her up»: Chris Alexander «désapprouve», mais ne condamne pas la foule

OTTAWA — Le candidat à la chefferie conservatrice Chris Alexander «désapprouve» l'emploi du slogan «Lock her up», mais il juge qu'il ne lui appartenait pas de «remettre en question les sentiments» de ceux qui l'ont scandé samedi lors d'un rassemblement contre la première ministre albertaine Rachel Notley.

L'ancien ministre de l'Immigration a soutenu lundi qu'il avait été «surpris» et «déçu» d'entendre de ce côté-ci de la frontière une récupération de cette expression que les partisans de Donald Trump criaient dans les rassemblements du candidat républicain pour dénigrer sa rivale démocrate, Hillary Clinton.

Il n'est toutefois pas allé jusqu'à condamner les gens qui ont scandé cette phrase, faisant valoir que l'élan s'étant emparé de la foule massée devant l'Assemblée législative de l'Alberta, à Edmonton, était le reflet de la «colère» et de la «frustration» d'une partie de la population.

Du côté d'Ottawa, la leader intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, a affirmé qu'elle ne savait pas «quoi dire de ces gens qui se sont comportés comme des idiots». En plus d'avoir «manqué d'originalité», ils ont agi de manière «totalement inappropriée», a-t-elle persiflé.

La ministre de la Condition féminine, Patty Hajdu, a pour sa part critiqué l'inaction de Chris Alexander, allant jusqu'à accuser celui-ci d'avoir «incité à la violence» à l'endroit de la première ministre néo-démocrate de l'Alberta, Rachel Notley.

Le candidat à la direction du Parti conservateur a tenu à souligner qu'il a tenté de faire diversion en incitant les manifestants à dire «Vote her out» («Chassons-la du pouvoir») plutôt que «Lock her up» («Mettons-la en prison»).

Mais sur le fond, il faut selon lui «arrêter de dire aux gens comment se sentir» et «ce qu'ils doivent dire» si on veut éviter que le Canada continue à résister aux mouvements populistes qui ont mené au Brexit ou encore à l'élection de Donald Trump comme président des États-Unis.