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04/12/2016 15:03 EST | Actualisé 05/12/2017 00:12 EST

Venezuela: grève de la faim de 14 détenus pour la libération de "tous les prisonniers politiques"

Un groupe de 14 détenus membres de l'opposition vénézuélienne a entamé une grève de la faim dimanche, afin d'obtenir la libération de "tous les prisonniers politiques" et une sortie politique de la crise actuelle entre le pouvoir chaviste et l'opposition.

"Face au non respect de la part du régime des accords qu'il a pourtant passés à la table des négociations, et notamment celui sur la libération des prisonniers politiques et celui sur des élections (...), nous avons décidé d'entamer une grève de la faim illimitée", ont annoncé ces prisonniers, détenus dans les cellules des services de renseignement vénézuéliens (Sebin) à Caracas, dans un courrier rendu public.

Au passage, ils ont demandé à leurs "camarades prisonniers politiques dans d'autres cellules de rejoindre leur combat".

Dans ce même texte, les grévistes ont demandé l'appui du Vatican et de l'Union des nations sud-américaines (Unasur), sous les auspices de qui ont été lancés des négociations entre l'opposition et le gouvernement chaviste du président Nicolas Maduro le 30 octobre.

Les deux parties devraient normalement se retrouver mardi pour une troisième séance de discussions, mais depuis quelques jours les deux camps menacent de ne pas revenir à la table des négociations, en s'accusant mutuellement de ne pas respecter leurs engagements.

Vendredi par exemple, le président Maduro a accusé l'opposition "de droite" de vouloir "un coup d'Etat" et de "manoeuvrer pour briser la table des négociations".

La coalition d'opposition de la Table de l'unité démocratique (MUD, centre-droit), a elle toujours demandé que la crise soit réglée dans les urnes, via un référendum révocatoire visant le président, ou une élection présidentielle avancée, celle-ci étant pour l'instant prévue en décembre 2018 seulement.

Le gouvernement de Nicolas Maduro s'est toujours opposé à ces deux hypothèses.

Samedi, un autre groupe de 36 prisonniers politiques, également détenus dans les cellules des services de renseignement, avait demandé à la MUD de rester à la table des négociations tant que tous les détenus politiques ne seraient pas libérés.

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