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04/12/2016 06:46 EST | Actualisé 05/12/2017 00:12 EST

Référendum constitutionnel en Italie: paroles d'électeurs

Les Italiens votaient dimanche sur une réforme constitutionnelle sur laquelle le chef du gouvernement, Matteo Renzi, a de facto engagé son avenir politique. Paroles d'électeurs recueillies par l'AFP:

ILS VOTENT OUI

- Antonio, 84 ans, retraité: "Cela fait 40 ans qu'on attend une réforme et personne n'a rien fait".

- Tommaso, 21 ans, étudiant: "Nous avons besoin d'un Parlement plus rapide et de gouvernements plus stables. Si nous perdons ce référendum, ce sera la victoire du populisme en Europe et peut-être dans le monde".

- Roberto Benini, chargé de communication: "Cette réforme est un petit pas, mais un pas important. Ce n'est pas une révolution, pas le paradis, mais l'alternative c'est le statu quo, qui est bien pire".

- Raffaele Pasquini, 37 ans, chef d'entreprise: "Cette reforme pouvait être mieux faite ? Je ne suis pas un expert. Mais d'après ce que j'ai pu lire et voir elle va faire bouger l'Italie et nous espérons en mieux".

- Franco, 62 ans: "Je vote oui seulement parce que j'ai peur qu'en cas de victoire du non se crée un vide politique, institutionnel et économique. Les autres partis ne proposent pas d'alternative".

- Matteo Rossi, 25 ans, employé dans une salle de sport: "J'ai beaucoup hésité (...). Pour dire la vérité, je pense que je n'ai pas tout compris. Je n'aime pas particulièrement Renzi, il parle beaucoup et surtout de lui. Mais quand on voit tous ceux qui votent non, pour moi ce n'était pas possible".

ILS VOTENT NON

- Fernando Angelaccio, 77 ans, retraité: "J'ai voté un non sec. On ne touche pas à la Constitution. Renzi veut juste plus de pouvoirs, mais sa priorité c'est de sauver les banques, pas les retraités".

- Antonio Ventola, 23 ans, étudiant en économie, 23 ans: "Le bi-caméralisme doit être maintenu, c'est une question d'équilibre des pouvoirs (...). Renzi est dangereux pour la démocratie".

- Claudia, 34 ans, organisatrice d'événements: "Cette réforme est une insulte pour l'intelligence des Italiens, il est clair que son but ultime est de recentrer le pouvoir dans les mains du président du conseil, dans les mains d'un seul parti".

- Gennaro, 52 ans, employé: "Cela ne me semble pas une reforme nécessaire en ce moment historique. Au contraire, en ce moment j'essaierais de renforcer touts les contrepoids au pouvoir en place, surtout avec un chef de gouvernement pareil".

- Anna Basile, 22 ans, étudiante: "Réduire les pouvoirs du Sénat et ne plus élire les sénateurs directement, c'est aller vers moins de démocratie".

- Federica Nicosia, 25 ans, employée dans une cafétéria: "Cette réforme me semble trop compliquée et pas faite pour nous".

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