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02/12/2016 03:22 EST | Actualisé 03/12/2017 00:12 EST

Plus de 380.000 réfugiés afghans de retour du Pakistan in 2016 (ONU)

Plus de 380.000 Afghans enregistrés comme réfugiés au Pakistan en sont partis cette année pour rentrer en Afghanistan, un nombre record depuis 2007, a indiqué vendredi l'ONU.

La politique de plus grande fermeté du Pakistan à l'égard des réfugiés, combinée au doublement à 400 USD par personne de l'aide financière proposée par l'ONU à ceux qui rentrent ont poussé des milliers de familles à prendre le chemin du retour.

"Il s'agit de chiffres sans précédent, que nous n'avions pas anticipés. En octobre seulement, environ 148.000 personnes sont rentrées, soit le plus haut niveau en un mois depuis août 2005", a indiqué à l'AFP une porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), Duniya Aslam Khan.

A certains moments, l'organisation a dû gérer quelque 5.500 personnes par jour, précise-t-elle.

A ceux-ci s'ajoutent les réfugiés non enregistrés également rentrés en Afghanistan, dont le nombre est estimé à environ un demi-million cette année.

Une fois rentrés, les réfugiés font face à un avenir incertain dans un pays toujours ravagé par la guerre et où un demi-million de personnes ont dû quitter leurs foyers en 2016 en raison des violences, selon l'ONU.

Ces énormes mouvements de population affectent durement les ressources locales, en particulier dans les zones urbaines les plus sûres, selon des responsables.

Les rapatriements volontaires en Afghanistan seront interrompus pour la période hivernale entre décembre et mars, a encore indiqué l'ONU. De quoi permettre aux agences concernées de mobiliser davantage de ressources, a souligné Mme Khan.

Environ 1,34 million de réfugiés enregistrés se trouvent toujours au Pakistan, selon le HCR. S'y ajoute un demi-million de personnes non enregistrées. Le Pakistan est l'un des pays accueillant le plus de réfugiés au monde.

Islamabad a une nouvelle fois reporté la date butoir fixée pour le retour des réfugiés en Afghanistan, qui est passée de mars à décembre 2017. Certains y sont installés depuis des dizaines d'années, ayant fui dans la foulée de l'invasion soviétique de 1979.

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