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02/12/2016 08:41 EST | Actualisé 03/12/2017 00:12 EST

Le groupe EI pourrait avoir recours à des voitures piégées (Europol)

Les réseaux terroristes tels que le groupe Etat islamique (EI) pourraient avoir recours à des voitures piégées, ayant recours au changement de modes opératoires pour atteindre leurs cibles en Europe, a averti Europol vendredi.

"L'utilisation dans des voitures piégées d'engins artisanaux, d'explosifs militaires ou achetés dans le commerce", comme cela a été pratiqué en Syrie ou en Irak, "n'a pas encore été employée par le groupe EI en Europe", relève un rapport d'Europol publié à La Haye.

Mais "étant donné que les modes opératoires utilisés au Moyen-Orient ont tendance à être copiées par les terroristes en Europe... il est tout à fait concevable que le groupe EI les utilise à un moment", selon la même source.

Jusqu'à présent, aucune voiture piégée n'a été utilisée sur le continent européen, mais Europol rappelle que le groupe responsable des attaques à Paris et Bruxelles l'avait envisagé avant de changer de plans face à l'intervention de la police.

En septembre à Paris, une voiture chargée de bonbonnes de gaz avait été découverte à proximité de Notre-Dame. Le commando de trois femmes de 19, 23 et 39 ans à l'origine de cette tentative d'attentat, téléguidé de Syrie par Daech, avait été arrêté dans la banlieue parisienne.

Dans son rapport, l'Office européen de police souligne que des experts anti-terroristes s'inquiètent également de voir la Libye devenir, après la Syrie, "une nouvelle base-arrière pour le groupe EI à partir de laquelle il mènerait des attaques au sein de l'Union européenne et en Afrique du Nord".

En 2015, les forces de sécurité européennes ont arrêté 667 personnes suspectées d'activités jihadistes, selon le même rapport.

Selon le maire de la ville belge de Vilvoorde, dans la banlieue nord de Bruxelles, la Belgique pourrait être visée par une attaque à la voiture piégée.

"La Belgique est clairement mentionnée (dans le rapport d'Europol) comme l'un des pays ciblés", a déclaré à l'AFP Hans Bonte, le bourgmestre de Vilvoorde, ancienne ville ouvrière d'où plusieurs jeunes jihadistes sont partis pour la Syrie.

Le niveau de la menace terroriste en Belgique se situe à 3 (menace "possible et vraisemblable") sur une échelle de 4 et il devrait le rester pendant les fêtes de fin d'année.

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