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02/12/2016 13:11 EST | Actualisé 03/12/2017 00:12 EST

Italie/référendum: Renzi lance un appel pressant en direction des indécis

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi (centre-gauche), a pressé vendredi ses partisans de convaincre les indécis de voter en faveur du référendum constitutionnel, dimanche.

"Ils sont si nombreux, nous devons aller les chercher, un par un, parce que tout se joue dans ces 48 heures", a appuyé M. Renzi lors de son dernier discours de campagne.

Il s'exprimait devant quelques milliers de personnes réunies dans une ambiance festive sur la majestueuse place de la Signoria à Florence, la ville dont il a été maire.

"Notre oui ne doit pas servir seulement à changer l'Italie mais à changer l'Europe, à changer le monde", a déclaré M. Renzi.

Les derniers sondages remontent à quinze jours car ils sont interdits dans les deux semains précédant le scrutin. Ils donnaient 5 à 8 points d'avance au non.

Alors que la France et l'Allemagne connaîtront des élections primordiales en 2017 et que "la peur de l'autre, la peur du lendemain conduisent à des résultats électoraux qui surprennent le monde entier", "c'est à nous de guider l'Europe, de la faire rêver", a-t-il insisté.

Face à lui, les militants agitaient des drapeaux avec le slogan "Il suffit d'un oui".

Les Italiens sont appelés à se prononcer dimanche sur une réforme constitutionnelle qui prévoit une simplification des procédures législatives et des collectivités territoriales, mais dont les opposants redoutent qu'elle conduise à une concentration des pouvoirs aux mains du chef du gouvernement trop forte pour un pays où le traumatisme du fascisme a laissé des traces.

Pas de quoi inquiéter Angelo, retraité de 73 ans, venu écouter M. Renzi: "C'est quelque chose d'exceptionnel que de pouvoir changer la situation. Les autres partis n'ont pas d'autre proposition. Ce référendum nous mettra dans la bonne direction", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Cette réforme est fondamentale pour donner des fondations à l'Italie. Nous avons besoin d'un Parlement plus rapide et de gouvernements plus stables", a renchéri Tommaso, étudiant de 21 ans. "Si nous perdons ce référendum, ce sera la victoire du populisme en Europe et peut-être dans le monde".

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