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02/12/2016 08:15 EST | Actualisé 03/12/2017 00:12 EST

France : d'ex-responsables de Wendel et la banque JP Morgan Chase jugés pour une fraude fiscale

Quatorze responsables de la société d'investissement Wendel, anciens ou actuels, vont être jugés en France pour une fraude fiscale remontant à 2007-2008, de même que la banque JP Morgan Chase, poursuivie pour complicité, a appris l'AFP vendredi de sources concordantes.

L'ancien président du directoire de Wendel, Jean-Bernard Lafonta, et l'ex-chef du patronat français, Ernest-Antoine Seillière, font partie des personnes auxquelles un procès sera ainsi intenté, comme également Bernard Gautier, actuel membre du directoire de cette société.

L'information judiciaire avait été ouverte en juin 2012 à la suite d'une série de plaintes de l'administration fiscale concernant un montage financier baptisé Solfur, mis en oeuvre en 2004 et qui avait porté ses fruits en 2007.

Grâce à ce programme d'intéressement, via des prises de participations, trois administrateurs de Wendel - dont le baron Ernest Antoine-Seillière - et onze cadres haut placés avaient obtenu fin mai 2007 "un gain net" de 315 millions d'euros pour un investissement de départ de 996.250 euros, "en totale franchise d'imposition", estimait le parquet national financier en novembre 2015 dans ses réquisitions, dont l'AFP a eu connaissance.

Soupçonné d'avoir incité ses cadres à participer au montage litigieux, Jean-Bernard Lafonta sera aussi jugé pour complicité de fraude fiscale, selon les sources proches du dossier et judiciaire.

Les juges ont également renvoyé en procès, pour complicité de fraude fiscale, la banque JP Morgan Chase et un avocat fiscaliste soupçonnés d'avoir participé à la conception de ce montage.

Surnommé le "Mozart de la finance", Jean-Bernard Lafonta, 44 ans, avait symbolisé la mue de la dynastie industrielle Wendel en société d'investissement.

Jean-Bernard Lafonta a déjà été condamné le 14 décembre 2015 à 1,5 million d'euros d'amende pour diffusion d'informations trompeuses et délit d'initié en 2009. Il a fait appel. Contacté vendredi, son avocat n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.

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J.P. MORGAN CHASE & CO