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02/12/2016 09:07 EST | Actualisé 03/12/2017 00:12 EST

Dernier meeting du Mouvement Cinq Etoiles à Turin avant le référendum

"Moi je dis non"... Avec ce slogan placardé sur l'estrade et décliné en T-shirts, pins et mot-clé sur internet, les têtes d'affiche du Mouvement 5 étoiles (M5S) ont tenu vendredi soir à Turin (nord) un dernier meeting avant le référendum constitutionnel de dimanche.

Des milliers de personnes, jeunes et moins jeunes, se sont rassemblées sur une place de la ville pour ce meeting retransmis en direct sur Facebook, faisant l'objet de milliers de commentaires et de partages.

Le M5S, un mouvement inclassable devenu la deuxième force politique du pays, est très actif sur les réseaux sociaux.

Dans la ville conquise en juin à la surprise générale par le M5S avec la jeune Chiara Appendino, la maire de Rome, Virginia Raggi, avait également fait le déplacement.

Et le fondateur du mouvement, l'humoriste Beppe Grillo, est monté sur l'estrade en ironisant sur la présence d'équipes de télévisions du monde entier. "Cela fait 3 semaines que la télé coréenne me suit. En quoi donc mon message peut-il intéresser les Coréens?", s'est-il amusé.

Dans son habituel style enfiévré, le tribun a appelé les Italiens à "se réveiller" et à voter non au référendum "avec les tripes", pour mettre à bas la classe politique traditionnelle.

Les Italiens sont appelés à se prononcer dimanche sur une réforme constitutionnelle qui prévoit une réduction drastique des pouvoirs du Sénat, une limitation du pouvoir des régions et la suppression des provinces, l'équivalent des départements français.

Comme la vaste majorité de la classe politique, le M5S estime que la réforme créerait une trop forte concentration des pouvoirs et compte sur une victoire du non, pour laquelle les derniers sondages autorisés il y a 15 jours donnaient 5 à 8 points d'avance, ce qui pourrait conduire au départ du chef du gouvernement, Matteo Renzi (centre-gauche).

"Renzi doit rentrer chez lui une fois pour toutes, il nous a déjà assez fait de mal", "S'il vous plaît, sauvez-nous de la dictature", commentaient des internautes en direct sur Facebook.

"Cela fait 40 ans que nous avons des voleurs mafieux au gouvernement. Ils nous ont pris nos droits, notre travail et notre dignité. Maintenant ça suffit! Nous devons être unis. Et après le 4 décembre, aller tous à Rome nous faire entendre", a lancé un autre.

M. Renzi devait pour sa part réunir ses troupes dans la soirée à Florence, la ville dont il a été le maire.

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