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02/12/2016 09:56 EST | Actualisé 03/12/2017 00:12 EST

Afghanistan: léger recul des forces gouvernementales (général américain)

Le gouvernement de Kaboul contrôle un peu moins de la population afghane qu'il y a quelques mois mais l'armée nationale a globalement fait la preuve qu'elle pouvait contrer les talibans, a estimé vendredi le chef des forces américaines en Afghanistan.

Aujourd'hui, "approximativement 64%" de la population afghane est sous le contrôle de l'armée afghane, contre "68%" il y a quelques mois, a indiqué le général John Nicholson dans une conférence de presse au Pentagone.

"Ce que nous voyons maintenant, c'est un équilibre, mais un équilibre en faveur du gouvernement", a-t-il estimé.

Les progrès des forces afghanes se lisent notamment dans leur capacité à tenir les villes, malgré les offensives répétées des talibans.

"Cette année, il y a eu 8 attaques contre des villes, et toutes ont échoué. Pour nous, c'est un signe de réel progrès", a-t-il dit.

Depuis le début de 2015, les forces afghanes doivent mener seules le combat contre les talibans. Les forces de l'Otan n'ont plus officiellement qu'un rôle de formation et de conseil.

Devant les difficultés rencontrées par les forces afghanes face aux coups de boutoir des talibans, le président Obama a été contraint de renoncer au retrait programmé des troupes américaines et de laisser 8.400 soldats sur place en 2017.

Il a également dû accepter également cette année qu'elles puissent venir - quand nécessaire - se battre au côté des troupes afghanes.

Les forces afghanes ont essuyé de fortes pertes cette année, avec 5.523 tués jusqu'en août, contre environ 5.000 sur toute l'année 2015.

Dans la province du Helmand, haut-lieu de la production d'opium, le problème n'est pas seulement de contrer les talibans mais aussi les réseaux criminels prospérant avec le trafic de drogue, a par ailleurs souligné le général Nicholson.

"Il ne faut pas voir uniquement un affrontement gouvernement/talibans", a-t-il dit. "Ce que nous voyons dans la province de Helmand, ce sont des réseaux criminels couplés avec des insurgés, se battant pour conserver leur capacité à faire de l'argent", a-t-il dit.

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