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30/11/2016 04:20 EST | Actualisé 30/11/2016 04:20 EST

Une Femen accusée à Montréal réclame l'arrêt des procédures

Elle avait manifesté seins nus lors des festivités entourant le Grand Prix en 2015.

Neda Topaloski / Facebook

L'avocate d'une Montréalaise qui avait manifesté seins nus lors des festivités entourant le Grand Prix en 2015 réclame un arrêt des procédures contre sa cliente.

Véronique Robert a déclaré au palais de justice de Montréal, mercredi, que les agents de sécurité avaient arrêté la militante Neda Topaloski de façon violente et illégale.

Mme Topaloski est membre de l'organisation internationale féministe Femen, qui milite pour les droits des femmes en organisant des manifestations où les militantes défilent seins nus.

Elle subit son procès en cour municipale relativement à des accusations de méfait et de trouble de l'ordre public dans la foulée des événements de juin 2015.

Son procès de deux jours doit se terminer jeudi.

Mme Topaloski affirme que les gardiens de sécurité des festivités du Grand Prix sur la rue Crescent, au centre-ville de Montréal, l'ont traînée brusquement le long du trottoir à l'aide de ses mains et de ses pieds, en plus de marcher sur ses cheveux avant de la placer dans un véhicule.

Elle a expliqué devant le palais de justice que la liberté d'expression et de manifestation était en jeu dans ce procès.

"On pense que si le Grand Prix a le droit de venir promouvoir l'industrie du sexe et l'objectification des femmes, nous avons aussi le droit de venir promouvoir nos idées féministes et nos valeurs d'égalité des sexes", a-t-elle souligné.

Les Femen manifestent seins nus pour pouvoir se servir de leur corps comme "outil politique", s'est-elle justifiée.

"On vit dans une société où les corps des femmes sont sexualisés, "objectifiés" partout autour de nous. On a décidé (...) d'écrire nos propres idées sur nos corps, nos valeurs à nous, nos idées féministes", a-t-elle ajouté.

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