NOUVELLES
28/11/2016 11:39 EST | Actualisé 29/11/2017 00:12 EST

RDC: l'avocat d'un opposant condamné à dix ans demande sa libération immédiate

L'avocat d'un opposant au président congolais Joseph Kabila condamné à dix ans de prison pour viol a demandé lundi la libération immédiate de son client suite à une décision du Comité des droits de l'Homme de l'ONU (CDH), dans un communiqué parvenu à l'AFP.

En septembre 2014, Eugène Diomi Ndongala, président d'un petit parti d'opposition congolaise, "Démocratie chrétienne" avait sollicité du CDH de reconnaître la violation de ses droits fondamentaux dans le procès qui avait abouti à sa condamnation pour viol sur mineures six mois auparavant.

M. Diomi a toujours nié les faits.

Dans sa décision rendue début novembre, le CDH a demandé au gouvernement congolais de "libérer Eugène Diomi Ndongala immédiatement, d'annuler sa condamnation, et si nécessaire, établir de nouvelles poursuites conformément aux principes d'équité et de la présomption d'innocence", a écrit Me Georges Kapiamba, l'un des avocats de l'opposant.

"Le gouvernement congolais doit immédiatement exécuter cette décision pour honorer les engagements internationaux de la RDC", sollicitant une indemnisation équitable, a ajouté l'avocat.

"La décision du CDH est une victoire éclatante des droits de l'Homme. Elle établit le dysfonctionnement de la justice en RDC", a indiqué l'avocat.

Accusé de viol sur deux mineures d'une même famille, M. Diomi avait disparu pendant plusieurs semaines après le déclenchement des poursuites judiciaires à son encontre en 2012. Lors de sa réapparition, M. Diomi avait affirmé avoir été détenu par la police et être parvenu à s'échapper, mais les autorités avaient alors nié toute détention arbitraire.

Pendant la période des poursuites engagées contre lui, M. Diomi était porte-parole de la Majorité présidentielle populaire, coalition de partis qui revendiquaient la victoire de l'opposant historique Etienne Tshisekedi, chef de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) lors de la présidentielle de novembre 2011 entachée de nombreuses irrégularités, mais qui a permis à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir pour un nouveau mandat qui arrive à terme le 20 décembre.

bmb/jh

.